L’agresseur de Charlotte est "désolé"

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L’agresseur de Charlotte est "désolé"
@ MAXPPP
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La jeune femme a demandé à nouveau une procédure d’éloignement contre cet homme.

Charlotte, 25 ans, a été agressée sexuellement il y a deux ans. Quelques mois après les faits, la jeune femme se rendait compte que son agresseur vivait dans le même immeuble qu’elle, dans l’appartement situé juste au-dessus, à Asnières, dans les Hauts-de-Seine. Alors que l’homme a déménagé il y a trois semaines, son procès en appel s’est ouvert lundi devant la cour d’appel de Versailles.

"J’étais perturbé"

Charlotte s’est présentée au tribunal, et s’est assise le plus loin possible de son agresseur. Déjà condamné pour quatre agressions sexuelles dans le métro, l’homme a prononcé ces mots d’une voix quasi-inaudible : "je suis sincèrement désolé, à cette époque j’étais perturbé par la mort de ma mère".

Alors qu’un expert a jugé que cet homme de 35 ans ne présentait pas de pathologie, mais avait une "potentialité dangereuse", l’avocat général a requis deux ans d’emprisonnement dont six mois ferme, et une interdiction de remettre les pieds à Asnières.

Vers une procédure d’éloignement ?

Une interdiction définitive jugée "disproportionnées" par Me. Emmanuel Marcini, l’avocat de la défense. "Une mesure d’éloignement limitée dans le temps serait une bonne mesure, l'interdiction définitive m’apparaît disproportionnée", a-t-il commenté au micro d’Europe 1.

Depuis le début de l’affaire, la justice refuse à Charlotte la procédure d’éloignement qu’elle demande. Au micro d’Europe 1, la jeune femme, qui n’est "pas tranquille" de savoir que la compagne de son agresseur vit toujours dans l’appartement, souhaite un éloignement d’"au moins deux ans". "Si c’est limité dans le temps ça veut dire quoi, c’est pour mieux revenir ? Si elle dure deux ans, au moins on est sûr qu’il ne pourra pas revenir, le bail de sa compagne sera rompu. Donc il ne reviendra pas dans l’immeuble", estime-t-elle.

"Tout ce que je veux, c'est me reconstruire et pour me reconstruire j'ai besoin de savoir que cet homme n'habite plus dans le même immeuble", a confié à la cour la jeune femme, très calme, accompagnée par sa famille, ajoutant qu'elle était "suivie par un psychiatre depuis son agression".

La cour d’appel de Versailles a mis sa décision en délibéré jusqu’au 31 janvier.