L'affaire Bettencourt, 2 ans de feuilleton

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L'affaire Bettencourt, 2 ans de feuilleton
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CHRONOLOGIE - Retour sur les dates-clefs de l’affaire qui oppose Liliane Bettencourt à sa fille.

1987 : Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal, rencontre le photographe François-Marie Banier. Elle accepte de poser pour le photographe qui réalise un portrait pour la revue chic Egoïste.

1996-2007 : en l’espace de 11 ans, près d'un milliard d'euros de dons sont enregistrés à l’attention de François-Marie Banier. Ils prennent la forme de transferts de titres de sociétés immobilières et de tableaux de maître, pour une valeur globale estimée à 20 millions d'euros. Parmi les toiles, on trouve entre autres "Nature morte à la guitare" de Picasso, "L'homme à la pipe" de Fernand Léger et un "Grand nu debout" de Matisse.

Décembre 2007 : Françoise Bettencourt-Meyers porte plainte contre X pour "abus de faiblesse" à l'égard de sa mère, Liliane. Des faits passibles de trois ans de prison et 375.000 euros d'amende.

Septembre 2008 : François-Marie Banier est placé en garde à vue par la brigade financière de la PJ parisienne.

Février 2009 : à sa demande, Liliane Bettencourt est examinée par un psychiatre. Le certificat médical conclut à sa "parfaite santé d'esprit".

Août 2009 : le photographe porte plainte contre X pour "diffamation" devant le tribunal de grande instance de Paris.

Décembre 2009 : la fille de Liliane Bettencourt saisit un juge des tutelles pour obtenir la protection judiciaire de sa mère. La demande est refusée le 9 décembre.

Février 2010 : l'héritière de L'Oréal adresse une lettre aux trois experts judiciaires chargés de l'examiner dans laquelle elle refuse une nouvelle fois de se soumettre à l’expertise neurologique ordonnée par le juge. Le 23, le tribunal repousse le procès à juillet.

16 juin : le site Mediapart révèle des enregistrements pirates réalisés entre mai 2009 et mai 2010 par le maître d'hôtel de Liliane Bettencourt. Ils mettent au jour des opérations financières destinées à échapper au fisc, des immixtions de l'Elysée dans la procédure judiciaire, et des liens troubles entre la milliardaire, le ministre du Travail Eric Woerth et son épouse Florence, qui travaille pour la société Clymène.

18 juin : Liliane Bettencourt et François-Marie Banier portent plainte pour "atteinte à la vie privée".

21 juin : Eric Woerth annonce que sa femme va démissionner "dans les prochains jours" de la société Clymène. Liliane Bettencourt indique, elle, la régularisation fiscale de ses avoirs à l'étranger.

25 juin : Eric Woerth annonce, de son côté, qu'il a autorisé un contrôle fiscal sur François-Marie Banier.

29 juin : dans une interview au Figaro, Philippe Parini, le directeur général des finances publiques, rétorque qu'Eric Woerth n'a donné aucune instruction dans l'affaire Bettencourt.

30 juin :Le Nouvel Observateurrévèle dans son édition du 1er juillet que Patrice de Maistre a retrouvé trace non pas de trois, mais de quatre chèques, dont l'un à l’association de financement de l’association de soutien à l’action d’Eric Woerth (AFASAEW) en mars 2010"

1er juillet : le procès de François-Marie Banier est renvoyé après quelques heures d'audience. Un supplément d'enquête est demandé. Au cours de l'audience, la représentante du parquet admet avoir informé par avance le gouvernement de sa décision future de classer sans suite une plainte de la fille de Liliane Bettencourt visant les dons d'un milliard d'euros qu'elle a fait à François-Marie Banier.

6 juillet : l'ex-comptable de Liliane Bettencourt affirme dans une interview à Mediapart qu'Eric Woerth a reçu, en tant que trésorier de l'UMP, 150.000 euros en liquide pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy au printemps 2007.