L’accusé réclame lui-même la perpétuité

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L’accusé réclame lui-même la perpétuité
@ MAXPPP
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Fabien Souvigné, condamné pour avoir tué et découpé sa compagne en 2012, a pris de court sa défense mercredi.

Il demande la peine maximale. Accusé d'avoir tué et découpé le corps de sa compagne, Marion Bouchard, en 2012 à Dijon, Fabien Souvigné n’a pas tenté d’échappatoire mardi devant la cour d’assises de Côte-d’Or. Fait rarissime, l’accusé a demandé la peine maximale. "Pour ce que j'ai fait à Marion, pour la souffrance que je fais subir à sa famille et pour que plus jamais je ne puisse faire de mal à quelqu'un, je demande à ce que la cour me condamne à perpétuité", a justifié le jeune homme, âgé de 26 ans. Il a finalement écopé de 22 ans de prison.

"Une catastrophe annoncée". Durant l'après-midi, l’avocat général avait requis trente ans de réclusion criminelle à l'encontre de l'accusé, estimant que cette affaire était "la chronique d'une catastrophe annoncée", au regard de la "violence" de l'accusé, ainsi que de sa consommation d'alcool et de stupéfiants. Il a ajouté que son "souhait, c'était d'avoir une peine juste". Le verdict est attendu mercredi dans la soirée.

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Une fuite en avant". Visiblement pris de court par les propos de Fabien Souvigné tenus à quelques heures de sa plaidoirie, l'avocat du jeune homme a estimé qu'il s'agissait d'un "signe de fatigue, d'un renoncement" relevant d'une "espèce de fuite en avant" de son client. De son côté, l'avocate de la famille de la victime, Me Delphine Baldini, s'est interrogée sur la "sincérité" de l'accusé lors de cette déclaration. "Ce sont des déclarations qui sont peut-être faciles à ce moment du procès", a-t-elle commenté.

Un crime sordide. La disparition de Marion Bouchard avait été signalée le 8 février 2012 par sa famille. Deux jours plus tard, la fuite de son compagnon, Fabien Souvigné, avait déclenché une enquête plus approfondie.

Interpellé en région parisienne fin février, le jeune homme avait reconnu avoir étranglé la jeune serveuse de 21 ans au cours d'une dispute, dans la nuit du 15 au 16 janvier, puis avoir découpé son corps, dispersé en trois endroits différents de Dijon le 1er mars 2012.