Le cerveau des abeilles est capable de prendre en compte les relations entre des objets, telles que leur place "au-dessus", "au-dessous" ou "à côté", alors que l'on pensait que seuls des cerveaux importants comme ceux des mammifères le permettaient, révèle une étude du CNRS.

Le fait que les abeilles puissent utiliser simultanément deux idées abstraites est un résultat "totalement inattendu" qui remet en question l'idée que "l'élaboration d'un savoir conceptuel" nécessitait un cerveau de la taille de celui des mammifères, dont l'Homme, soulignent les chercheurs dans cette étude publiée par la revue américaine PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences). Dans la vie de tous les jours, l'être humain utilise les concepts qui relient des objets distincts par des règles de relation de type "même", "différent", "plus que", "au-dessus de".

Ces travaux, affirme le CNRS dans un communiqué, "remettent en cause de nombreuses théories dans des domaines tels que la cognition animale, la psychologie humaine, les neurosciences et l'intelligence artificielle".