Krombach dénonce une"invention"

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Krombach dénonce une"invention"
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Le médecin allemand de 77 ans est rejugé pour le meurtre de sa belle-fille, Kalinka, en 1982.

Bamberski vs Krombach, acte 2. Un nouveau face à face du médecin allemand Dieter Krombach, jugé pour le meurtre de sa belle-fille de 14 ans, Kalinka, en 1982, et du père de la victime, André Bamberski a débuté mardi devant la cour d'assises d'appel de Créteil.

Invité à s'exprimer sur les faits, l'accusé a affirmé son innocence. "Il faut souligner que je n'avais aucune raison de tuer Kalinka, c'est une invention", a-t-il fait valoir en français. "Kalinka, une semaine avant sa mort, la pauvre, elle a écrit dans un examen 'je m'entends très bien avec le nouveau mari de ma mère'", s'est ensuite défendu Dieter Krombach. "J'avais de très bonnes relations avec Kalinka", a-t-il ajouté.

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Un procès "sous contrôle médical permanent"

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Dieter Krombach, âgé de 77 ans, était arrivé en fauteuil roulant à l’audience. Porté jusqu'au box à l'ouverture du procès mardi matin, il est revenu appuyé sur une béquille après la première suspension de cette audience qui se déroulera "sous contrôle médical permanent", a souligné le président Hervé Stefan.

Affaibli, Dieter Krombach a péniblement pris place sur le banc des accusés où il fera face pendant trois semaines au père de Kalinka, André Bamberski, un ancien expert-comptable toulousain de 75 ans qui a traqué l’accusé pendant plus de 30 ans avant de l’enlever pour le livrer à la justice en 2009.

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André Bamberski "tranquillisé"

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© MAXPPP

"J'attends que M. Krombach soit condamné pour la qualification pour laquelle il est renvoyé devant les assises, c'est-à-dire pour meurtre, meurtre aggravé sur la personne de Kalinka qui avait moins de 15 ans", a fait savoir avant l'audience André Bamberski toujours déterminé mais aussi "tranquillisé": "je ne suis plus demandeur, c'est M. Krombach qui a fait appel", a-t-il précisé.

Lors du procès de première instance en octobre 2011, les jurés avaient retenu le scénario de violences physiques, motivées par l'attirance sexuelle de Krombach pour Kalinka, et ayant entraîné sa mort, non intentionnelle.  Le procès s’était soldé par une condamnation à quinze ans de réclusion.

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Mais trente ans après les faits, la cour d'appel, qui rendra son verdict le 14 décembre, risque à nouveau de se heurter au mystère du décès  de cette adolescente retrouvée morte dans son lit au domicile de Dieter Krombach, à Lindau dans le sud de l'Allemagne, où elle vivait avec sa mère et son jeune frère en juillet 1982.