Julien Coupat sort du silence

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Julien Coupat sort du silence
Julien Coupat, principal suspect du groupe de Tarnac, a démonté tout le dossier devant quelques journalistes.@ MAXPPP
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Le principal suspect du groupe de Tarnac a démonté tout le dossier devant des journalistes.

La consigne était claire : pas de micro, pas de photo, pas de caméra. Europe 1 a pu rencontrer Julien Coupat, le leader présumé du groupe de Tarnac, soupçonné d'être à l'origine de sabotages de lignes SNCF, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008. Près de 4 ans après son arrestation, l'homme de 38 ans a accepté de répondre aux questions de quelques journalistes, mais pas en pleine lumière.

Quatre heures pour démonter le dossier

Pendant quatre heures, dans un appartement de l'est parisien, il a repris tout le dossier. Cigarette à la main, Julien Coupat conteste tout. Il démonte tous les éléments à charge, notamment ceux qui ont justifié l'ouverture de l'enquête contre le groupe de Tarnac, bien avant le sabotage des lignes TGV.

>> A lire aussi : Où en est l'affaire de Tarnac ?

Un agent secret anglais impliqué

Julien Coupat assure qu'il n'a jamais participé à des manifestations violentes à Evian ou en Grèce, à des réunions conspiratrices à New York ou Nancy. Il affirme que toutes ces allégations ont été véhiculées par un policier britannique, infiltré dans l'ultra-gauche européenne. Cet agent secret a d'ailleurs été limogé avec fracas par les autorités britanniques pour ses dérapages, détaille Coupat.

Quant à la fameuse nuit du sabotage, Julien Coupat et sa petite amie, Yldune Lévy, ont dormi à trente kilomètres du lieu, dans leur voiture, et sont repartis dans la nuit à Paris, affirme-t-il. Coupat le martèle, il n'a pas commis ce sabotage.

"L'affaire Tarnac" ne tient plus, selon Coupat

Selon lui, il n'y a aujourd'hui plus "d'affaire Tarnac". Tous les éléments à charge ne tiennent plus, jure-t-il.

Les avocats de Julien Coupat ont d'ailleurs récemment obtenu l'audition de policiers qui ont suivi leur client et Yldune Lévy la nuit des sabotages. Ils les accusent d'avoir menti sur le déroulement de la filature. Les policiers doivent être entendus par le juge en charge de l'affaire. Un retrait d'argent effectué avec la carte d'Yldune Lévy dans Paris, le soir des sabotages, intrigue également les enquêteurs.