Jugés pour avoir poignardé un policier

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Jugés pour avoir poignardé un policier
@ MaxPPP
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Les deux blessés, poursuivis par des vendeurs à la sauvette, s'étaient réfugiés dans un fast-food.

Cinq hommes comparaissaient vendredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir poignardé un jeune homme et un policier près de la station de métro Barbès-Rochechouart. Lors de l'agression, le policier et le jeune homme avaient reçu plusieurs coups de couteau, dont un sérieux à l'abdomen pour le fonctionnaire de police.

Le policier en civil intervient

Les faits remontent au 8 mai 2010, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Ce soir-là, vers 22h30, à la station Barbès-Rochechouart, Henry-Antoine Mayembo, un jeune chercheur en physique se fait dérober son téléphone portable. "Au moment d’entrer dans la rame un gars m’a suivi en rabattant la capuche de son sweat et m’a arraché le portable", explique-t-il.

Ce dernier poursuit le voleur, un Irakien de 32 ans, qui prend la fuite. Un fonctionnaire de la brigade anti-criminalité de la brigade des réseaux ferrés, présent dans la rame, est témoin des faits. Il décide aussitôt de prendre en chasse Mohammed Douik. Le policier et le passager parviennent finalement à rattraper le voleur.

La complicité des vendeurs à la sauvette

Mais une foule hostile d'une cinquantaine de personnes, composée de certains vendeurs à la sauvette, se rassemble autour d'eux. Le fonctionnaire et la victime du vol sont alors pris à partie et poignardés à plusieurs reprises. Avec la complicité des vendeurs à la sauvette, le voleur en profite pour prendre la fuite et la foule pour se disperser.

Les deux blessés, eux, gagnent le fast-food voisin pour se mettre à l'abri et appeler les secours. Le soir même, la police interpelle plusieurs participants présumés à l'agression. Cinq d'entre eux ont comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Si le policier et le propriétaire du téléphone portable, présents à l'audience, affirmaient vendredi que Mohammed Douik était l'auteur de certains coups de couteau, leurs déclarations étaient moins précises concernant le rôle des autres prévenus. Mohammed Douik reconnaît être l'auteur du vol mais nie avoir porté les coups de couteau.