Jugée pour sa relation avec un mineur

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Jugée pour sa relation avec un mineur
L'idylle du "couple" a commencé sur la messagerie MSN de Call of Duty@ Reuters
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Une femme de 33 ans, qui a rencontré un ado sur Internet, risque aujourd'hui d'être condamnée.

Comme de plus en plus de couples, Céline et Thomas se sont rencontrés sur Internet. Plus précisément sur le célèbre jeu de guerre sur Internet, Call of Duty. Sauf que, à l'époque, Céline a 33 ans, Thomas, lui, n'en a que 15. Une différence d'âge qui inquiète les parents du jeune homme. Ces derniers ont saisi la justice au printemps en 2009. Mardi, la mère de famille divorcée a comparu pour "corruption de mineur" devant le tribunal correctionnel de la Nevers, dans la Nièvre. Le tribunal rendra sa décision le 27 septembre.

Une relation platonique

Tout commence en 2008. Comme beaucoup d'ados de son âge, Thomas consacre une grande partie de son temps à jouer à des jeux vidéo en ligne. Son jeu de prédilection : Call of Duty où il intègre le groupe des Team (réservé normalement aux personnes majeures). C'est là qu'il fait la connaissance de Céline, qui ne fait pas mystère de son âge, rapporte Le Parisien. Leur idylle commence alors sur la messagerie MSN du jeu. Rapidement, les deux internautes échangent lettres, messages, photos et s'appellent plusieurs fois par jour.

Une plainte pour "corruption de mineur"

Alarmés par cette relation, les parents du jeune garçon décident de porter plainte. Les enquêteurs parviennent à identifier Céline, installée dans la Nièvre, à plusieurs 100 de km de chez Thomas. Durant son audition, la jeune femme reconnaît entretenir une relation amoureuse "platonique" avec  l'adolescent. Même son de cloche du côté de Thomas, qui assume cette idylle particulière, et n'attend que sa majorité légale pour vivre avec la mère de famille.

Des réquisitions en faveur du couple

Le jeune homme a même écrit une lettre au tribunal pour témoigner de la sincérité de ses sentiments. Mardi, le procureur est allé dans le sens du "couple" et a requis la relaxe de la mère de famille. S'il a jugé les faits "moralement condamnables", l'affaire ne s'apparente pas, selon lui, à une "corruption de mineur", indique Le Parisien.

Me Antoine Savignat, l'avocat de la famille, estime que : "si un homme de 35 ans avait fait la même chose avec une fille de 15 ans, je ne pense pas qu'on se serait posé autant de questions."