Journée de la jupe, à quoi ça sert ?

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Journée de la jupe, à quoi ça sert ?
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Sihem Habchi, de "Ni putes ni soumises", explique le symbole de résistance que représente la jupe.

Jeudi, laissez vos pantalons au placard et optez pour une jupe. C’est le message qu’a fait passer l’association "Ni putes, ni soumises", pour cette "journée de la jupe", également journée internationale contre les violences faites aux femmes. Mais en quoi mettre une jupe va-t-il changer les choses ? Sihem Habchi, présidente de l'association "Ni putes, ni soumises", invitée jeudi matin sur Europe 1, explique l'importance de cette journée d'action.

>> Réécoutez son interview en cliquant ici.

Pourquoi demander aux femmes de se mettre en jupe ?
C’est un symbole de reconquête de ce qui a été perdu : la féminité. "Mettre une jupe c'est un acte militant, dans le quotidien, sur le lieu de travail, dans la rue, chez soi, car aujourd'hui tous ces espaces sont des espaces de danger pour les femmes", observe Sihem Habchi.

A qui s’adresse la journée de la jupe ?
Pour Isabelle Adjani, marraine de "la journée de la jupe", ce vêtement "est l’anti-burqa". C’est le symbole de la liberté. "Le message de la journée de la jupe est destiné à tous ceux qui veulent enfermer les femmes, qui s’attaquent au corps des femmes", souligne Sihem Habchi. "Car chacune est libre de disposer de son corps, voilà le message ! ".

Les femmes se mobilisent-elles ?
Chacun et chacune d’entre nous pourra en faire le constat (ou non) jeudi en comptant le nombre de jupes dans son entourage. En tout cas, sur Internet, l’opération remporte un vif succès. Notamment sur Facebook. "On a touché près de 500.000 personnes sur Facebook et il y a 200 personnes par minute qui adhèrent", affirme la présidente de l’association. Mercredi en fin d'après-midi près de 97.000 femmes avaient déclaré vouloir porter une jupe jeudi, pour symboliser leur résistance aux violences à leur encontre.

Que peut-on faire à part mettre une jupe ?
L’association "Ni putes, ni soumises" organise jeudi soir au Palais de Tokyo à Paris, sous le parrainage d'Isabelle Adjani, une vente aux enchères de jupes de femmes connues du monde du cinéma (Carole Bouquet, Fanny Ardant, Sophie Marceau, Agnès Jaoui ...), de la télévision (Claire Chazal, Audrey Pulvar ...), de la littérature (Elisabeth Badinter, Amélie Nothomb) ou de la chanson (Zazie par exemple). Le produit de la vente servira à louer des appartements-relais pour des femmes victimes de violences, en attendant qu'elles retrouvent un toit.