"Jour de Colère" : flop des mobilisations en France

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"Jour de Colère" : flop des mobilisations en France
@ Max PPP
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Quelques centaines de personnes ont manifesté sans incident dimanche après-midi à Lyon, Nantes et Montpellier.

Le week-end de mobilisation nationale aura finalement peu mobilisé. Quelques centaines de personnes ont manifesté sans incident dimanche après-midi à Lyon, Nantes et Montpellier, à l'appel du mouvement protestataire "Jour de colère".

Des Bonnets Rouges à Lyon. A Lyon, environ 250 manifestants, selon la police, se sont rassemblés, place Carnot, en centre-ville. Ils étaient regroupés derrière une large banderole du mouvement des Bonnets Rouges 69, proclamant 'Stop au matraquage fiscal'. Encadrés par les forces de l'ordre, les protestataires, qui avaient répondu à un appel sur les réseaux sociaux, ont ensuite défilé en direction des quais de Saône et jusqu'à la place Bellecour, en lançant des slogans "Hollande démission" ou "Valls démission".

Des Hommen à Nantes. A Nantes, la mobilisation a rassemblé de 180 à 400 personnes, selon la police et les organisateurs. Les manifestants, venus de tout le grand Ouest et précédés d'une banderole "Français en colère", ont battu le pavé dans le centre-ville avant de se disperser dans le calme vers 17 heures. Ils ont été rejoints par une vingtaine de militants masqués du mouvement Hommen, qui, torses nus, ont déployé une banderole contre le mariage homosexuel en actionnant des fumigènes.

Une contre manifestation à Montpellier. A Montpellier, une centaine de protestataires ont défilé dans les rues aux cris de "Liberté" et "Révolution", brandissant des banderoles disant "non au racket fiscal" et affichant leur "colère patriote et identitaire". Une contre-manifestation anti-fasciste a réuni environ 300 participants. Les deux cortèges ne sont pas croisés. "Nous sommes contre ce gouvernement qui n'écoute pas le peuple, qui matraque les contribuables, qui affame nos paysans, qui enterre notre armée, qui libère les délinquants, qui déboussole nos enfants, qui pervertit notre système scolaire, qui assassine notre identité", a déclaré Jordi, porte-parole du collectif, dans un discours prononcé symboliquement sur la place royale du Peyrou, au pied de la statue de Louis XIV.

Douze personnes à Paris. A Paris, l'appel sur son site internet du collectif Jour de colère à "jeter des rouleaux de PQ devant les entrées des mairies" n'a pas eu d'écho. Les mots d'ordre pour un rassemblement dimanche 14 heures n'ont mobilisé qu'une douzaine de personnes sur le parvis de l'hôtel de ville, où les attendaient des dizaines de policiers ou de CRS. En référence au polémiste Dieudonné, condamné à multiples reprises pour antisémitisme, ils ont fait le geste de la quenelle sous l'oeil surpris de plusieurs touristes.

"Jour de colère", collectif de mouvements protestataires et d'extrême droite, avait appelé à un week-end d'actions samedi et dimanche, dans la lignée de la manifestation anti-gouvernementale du 26 janvier. Celle-ci avait regroupé à Paris des catholiques intégristes, des adversaires du mariage pour les couples homosexuels, des partisans du polémiste controversé Dieudonné, des identitaires.

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