Johnny s’appelle désormais Karim

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Johnny s’appelle désormais Karim
@ Maxppp
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Un jeune homme prénommé Johnny a obtenu de la justice le droit de changer de prénom.

La Cour d'appel de Pau a fait droit lundi à la demande de Johnny, 23 ans. Ce dernier souhaitait abandonner son prénom qu'il juge "ridicule". "La cour d'appel a jugé que nous justifions d'un intérêt légitime à voir supprimer ce prénom 'Johnny', suite au fait qu'il le vivait mal et qu'il avait depuis très longtemps son second prénom 'Karim' en tant que nom d'usage", a expliqué à Europe 1 son avocate Me Camille Lacaze.

Le nom de Johnny va ainsi être supprimé de son état civil. "Il était ravi. Il s'en rendra compte quand sa carte d'identité et son livret de famille porteront uniquement le nom 'Karim'", a raconté son avocate.

"Je n’en peux plus"

Une décision qui intervient après un an de combat. Johnny Layre avait entrepris une action en justice pour obtenir "l'effacement" de son premier prénom. Il attendait une décision en appel du tribunal de Pau après avoir été débouté en première instance, le 20 mai 2010.

"Je n'ai rien contre l'artiste, même si je n'ai jamais aimé ses chansons", a déclaré le jeune homme, qui avait été prénommé Johnny par sa mère, fan du chanteur. "Surtout, j'en ai marre des moqueries, ses ‘Ah que coucou !’quand j'arrive quelque part, des ‘Johnny, comme Johnny Hallyday?’ accompagnés de sourires en coin (...) j'en peux plus !", avait-il expliqué. "Depuis quinze ans, je veux changer de prénom. Je n'en peux plus", confiait-il il y a quelques jours sur Europe 1. A tel point qu’il se faisait déjà appeler Karim par ses amis.

"Au cas par cas"

"Il ne supporte pas son prénom et nous en parle depuis qu'il a 14 ou 15 ans", avait confirmé sa sœur Edith, tout en se disant étonnée de "tout le bruit" provoqué par cette affaire.

Mais son avocate ne veut pas faire de ce cas une généralité. La décision de justice ne "vise pas le prénom Johnny" en tant que tel, mais bien le "vécu" particulier de Johnny Layre, a indiqué Me Camille Lacaze. Et d’ajouter que les décisions de ce type sont prises "au cas par cas", en fonction de la situation des personnes concernées".