"J'avais l'impression d'être un boulet"

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"J'avais l'impression d'être un boulet"
@ MAXPPP
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Au premier jour de son procès, l’agresseur du petit Antoine a tenté d’expliquer son geste.

Cédric Horneck est "massif, dans son physique et dans sa tête" résume un expert. "Hyper jaloux, colérique, impulsif" renchérissent des confrères. Au premier jour de son procès, les jurés se sont penchés sur la personnalité de Cédric Horneck, accusé d'avoir tenté de noyer le petit Antoine, et d'avoir tué sa mère, le 29 mai 2008. "J'avais l'impression d'être un boulet, ils me renvoyaient de l'un à l'autre", a indiqué laconiquement l’accusé, à la barre.

Un être possessif

L'ex-compagnon d'Anne Deriez, la maman d'Antoine, avait passé la soirée du 29 mai 2008 chez la jeune femme, avec qui il entretenait encore des relations. A la suite d'une dispute, celle-ci lui ayant annoncé être peut-être enceinte mais ne pas vouloir vivre avec lui, il l'avait rouée de coups avant de l'étouffer avec un coussin "pour éviter qu'elle souffre", a-t-il expliqué à l’audience. 45 minutes plus tard, il emmenait Antoine pour tenter de le noyer dans le lac d'Apremont.

Une vie normale

Il s'était alors réfugié chez une amie, Raymonde Krawezyk, avant de reprendre le cours de sa vie, chattant sur internet et remplissant sa déclaration d’impôts comme si rien ne s’était passé. Il lui aurait même confié qu’il regrettait de n'avoir pas "mis une pierre autour du cou" de l'enfant, selon les éléments de l'instruction.

De son enfance perturbée, ballotté entre ses parents, il a gardé selon le Dr Masson, "une très grande difficulté sur le plan social, professionnel et affectif à se fixer". Il était "très possessif avec ses compagnes qu'il aurait voulu ne garder que pour lui", selon Catherine Jung, enquêtrice de personnalité.

Jeudi matin, la cour d'assises entendra Antoine, 10 ans, témoin clé de l'affaire. Le face à face entre l’enfant et son bourreau s’annonce éprouvant.