Incendie meurtrier de Lannion : 4 mises en examen

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Incendie meurtrier de Lannion : 4 mises en examen
@ MAX PPP
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Le sinistre avait causé la mort d'un homme et de quatre enfants, début mars.

Quatre personnes étaient en cours de mise en examen mercredi soir à Saint-Brieuc, dont l'une pour "incendie volontaire ayant entraîné la mort", après un incendie qui avait causé la mort d'un homme et de quatre jeunes enfants, début mars dans un appartement de Lannion, a-t-on appris auprès du parquet.

Une "dette de stupéfiant" pour mobile

"Pour une personne il s'agit d'une mise en examen pour incendie volontaire ayant entraîné la mort, pour les trois autres de non-assistance à personne en danger", a déclaré à l'AFP le procureur de la République à Saint-Brieuc, Gérard Zaug. Lors d'un point-presse tenu dans la soirée à Saint-Brieuc, le magistrat a précisé que les quatre suspects, parmi lesquels une femme, avaient été interpellés mardi matin.

Le mobile du crime, passible de la "perpétuité" pour son auteur présumé, pourrait être une "dette de stupéfiants", a-t-il indiqué.Les quatre suspects avaient été déférés dans la journée devant le juge d'instruction.Selon une source proche de l'enquête, les expertises techniques ont montré que l'incendie, survenu dans une maison ancienne du centre historique de Lannion (Côtes d'Armor) avait été "provoqué".

Milieu marginal

Les quatre personnes interpellées à l'issue d'investigations menées par la PJ et le commissariat de Lannion appartiennent, tout comme les victimes, au milieu marginal de cette ville. Dans la nuit du 5 au 6 mars, quatre enfants de 18 mois, 3, 4 et 5 ans ainsi qu'un homme "qui n'était pas leur père", selon le parquet, avaient péri dans l'incendie qui avait ravagé leur appartement situé sous les combles.

La mère des enfants décédés, âgée de 26 ans, avait donné l'alerte aux alentours de 00h30 avec son téléphone portable et avait réussi à s'échapper des flammes avec son bébé, une petite fille de sept mois, en sautant du premier étage, aidée par des voisins.Au lendemain des faits, M. Zaug, avait annoncé l'ouverture d'une enquête pour "homicides involontaires". Il avait précisé que "deux hommes, dont l'un a pu s'échapper de l'appartement" se trouvaient sur les lieux au moment du drame.