Implants mammaires : deux autres cas

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Implants mammaires : deux autres cas
30.000 femmes en France sont porteuses des implants mammaires PIP.@ MAX PPP
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L'association de victimes envisage de lancer une action judiciaire sur ces deux dossiers.

L'affaire des prothèses mammaires PIP est loin d'être finie. Après l'annonce jeudi du décès d'une porteuse de prothèses de la marque Poly Implants Prothèse (PIP), deux autres femmes connaissent de graves problèmes de santé à cause de leurs faux seins, révèle Le Parisien. Laetitia, habitante d'Arles âgée de 36 ans, a ainsi été victime de complications à cause de ses prothèses PIP, posées il y a six ans en Espagne. Souffrant de vives douleurs, elle s'est rendu compte que la prothèse avait rompu.

"Le gel de silicone s'était répandu partout dans mon organisme, vers la clavicule, entre les seins, vers les côtes", a expliqué la jeune femme au quotidien. La complication est loin d'être anodine : elle aurait pu causer "un pneumothorax et entraîner des gênes respiratoires", selon le chirurgien qui l'a prise en charge.

Cancer de la lymphe

Le Parisien évoque le cas d'une autre femme, qui habiterait en Île-de-France. Cette femme a développé un cancer de la lymphe localisé dans le sein et une expertise est prévue. Le dossier est "troublant" pour la présidente de l'association des victimes des prothèses PIP, qui entend lancer une action judiciaire basée sur ces deux dossiers.

Laetitia a depuis rejoint les rangs de l'association des victimes. Elle demande à la sécurité sociale de prendre en charge "les complications dues à son opération".

30.000 femmes à réopérer

Pour les patientes ayant subi des opérations réparatrices, le coût de l'opération est pris en charge à 100% par l'assurance maladie. En revanche, quand l'opération a été effectuée pour des raisons esthétiques, la prise en charge se fera sur la base d'un forfait. Avec 94 euros par sein, et 50 euros pour l'anesthésie, on est loin du prix d'une opération qui peut coûter jusqu'à 6.000 euros.

Pour l'association de victimes, interrogée par Le Parisien, "les 30.000 femmes porteuses de ces implants" doivent toutes être réopérées. L'association demande aussi la création d'un fonds d'indemnisation. Et souhaite que toute la lumière soit faite sur les risques liés aux implants PIP, en rendant publiques les conclusions des études sur ce gel.