Immobilier : à quoi s'attendre en 2012 ?

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Immobilier : à quoi s'attendre en 2012 ?
Le marché de l'immobilier devrait être stable en 2012. Les foyers les plus modestes seront pénalisés.@ MAXPPP
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Les prix vont moins progresser que ces dernières années. Les plus modestes seront pénalisés.

2012 devrait être une bonne année pour les acquéreurs de biens immobiliers. Dans leurs perspectives pour 2012, la FNAIM et Century 21 estiment que le marché ne devrait pas enregistrer de pression sur les prix après un fort ralentissement en fin d’année dernière. Europe1.fr vous présente les perspectives et tendances pour l’année 2012.

Un ralentissement du marché. Après une année record en 2011 (+6% en France et +12% en Ile-de-France), les prix de l’immobilier devraient peu augmenter en 2012. Century 21 s’attend à une progression de 2 à 3% et la FNAIM à une baisse de l’ordre de 5% sur le marché de l’ancien.

Paris, toujours en progression. Difficile de prévoir l’évolution du marché en fonction en province. Toutefois la région parisienne devrait poursuivre sa progression. Sa particularité à voir les prix s’envoler ne devrait pas fléchir, ainsi le prix du mètre carré ne devrait pas baisser à Paris et en banlieue. La petite couronne devrait même continuer de bénéficier de l’"effet capitale". Depuis quatre ans, les prix des logements anciens ont bondi de 36,5% à Bagnolet et de 42,6% à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, ou encore de 43,5% à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine.

Une baisse des transactions. Les professionnels de l'immobilier s’attendent en 2012 à une chute des volumes. Ils estiment à 600.000 le nombre de transactions qui devraient s’effectuer en 2012 contre 700.000 en 2011 et 800.000 en 2010. Sur le marché ancien, le nombre d’opérations devrait reculer d’environ 15%. Cette chute d’activité pourrait notamment s’expliquer par le fait que le marché immobilier est traditionnellement attentiste en période d'élection présidentielle.

De moins en moins accessible aux primo-accédants. La suppression du Prêt à taux zéro + (PTZ+) en janvier, la réforme de la taxation des plus-values immobilières ou encore le durcissement des conditions de crédit risquent de défavoriser les foyers les plus modestes. Et ce, alors que déjà en 2011 les cadres supérieurs et les professions libérales ont été les principaux acheteurs. De même, les jeunes ont été moins nombreux à investir l’an dernier, par rapport à 2010. Cette tendance ne devrait pas s’inverser durant l’année.