Ils démasquent leur voisin avec une webcam

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Ils démasquent leur voisin avec une webcam
@ Max PPP
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Un retraité du Nord, qui empoisonnait le quotidien de ses voisins, a été condamné jeudi à Lille.

Boîte aux lettres cassée, pelouse brûlée aux produits chimiques ou pavés cachés sous la neige pour abîmer leur voiture, pendant des mois un couple de Hallennes-lez-Haubourdin, dans le Nord, a été harcelé. Et c'est finalement grâce à une webcam installée sur les les conseils de la gendarmerie que le coupable a fini par être démasqué. Il s'agissait en fait d'un voisin retraité.

L'homme de 58 ans, représenté par son avocat, a été condamné jeudi à six mois de prison avec sursis et 300 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Lille, pour destruction de biens, dégradations et vol. Le tribunal a assorti cette condamnation d'une obligation de soins et d'indemnisation des victimes.

Le couple a "subi un enfer" 

Dans un premier temps, le couple avait voulu porter plainte après une série de déteriorations qui empoisonnait leur quotidien. Mais les gendarmes leur avaient conseillé d'installer auparavant une webcam sur leur bord de fenêtre afin de démasquer l'auteur de ces méfaits : c'est ainsi qu'ils avaient découvert leur voisin, en train de remplir leur nouvelle boîte aux lettres d'eau avec un tuyau d'arrosage. La brigade de gendarmerie leur avait ensuite conseillé d'attendre pour recueillir davantage de preuves. Cette fois, le voisin avait été pris en train de voler du courrier, un méfait qui conduira à son placement en garde à vue en mars dernier. Les images ont été versées au dossier.

L'avocat du prévenu, qui a reconnu une grande partie des faits, a assuré qu'il s'agissait d'un litige né après le déversement d'une cuve du couple dans le garage du voisin. L'avocat des victimes Me Olivier Idziejczak a affirmé que les problèmes de citerne avaient tout de suite été réparés par ses clients qui "ont subi un enfer" et qui souhaitent déménager. Selon les éléments de l'enquête des gendarmes évoqués à l'audience, l'ancienne propriétaire de leur maison - construite en 2003 - n'avait jamais voulu y vivre car elle avait subi des tracasseries (peaux de bananes dans la boîte aux lettres, excréments devant la maison), dont l'origine n'avait pu être déterminée.