Il ne retrouvera pas sa fille née sous X

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Il ne retrouvera pas sa fille née sous X
@ MAX PPP
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La justice a confirmé l'annulation de la reconnaissance en paternité faite par un père.

Il n’a pas su à temps que c’était sa fille. Il voulait en avoir la garde mais a perdu son combat. La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi l'annulation de la reconnaissance en paternité faite par Julien Charnolé, un père biologique qui réclame sa fille de trois ans placée dans une famille d'adoption.

Depuis deux ans, Julien Charnolé se bat pour retrouver Jeanne, 4 ans, qui est élevée par une famille adoptive. A la naissance de l’enfant, la mère de Jeanne a certifié à Julien Charnolé qu’il n’était pas son père. La jeune femme avait alors parlé d’un viol et décidé de confier la fillette à un organisme d’adoption.

Deux ans plus tard, Julien Charnolé, qui s'est soumis à des tests ADN lors de l’enquête pour le viol présumé, apprend qu'il est bien le père biologique de la petite fille. C’est le point de départ d’une bataille de procédures avec la famille qui élève Jeanne et qui veut la garder.

Un autre point à trancher

En première instance, la justice avait annulé sa reconnaissance en paternité, la jugeant trop tardive puisqu’entre-temps la fillette avait été adoptée. Mais tout s’est passé très vite : Jeanne a été placée le 20 décembre 2006, soit deux jours après le test ADN et avant que son père biologique en connaisse les résultats.

Au-delà de cette question de la paternité, reste celle de la garde de l’enfant. En mai 2009, l'adoption plénière avait été accordée à la famille d'adoption. Julien Charnolé a également fait appel sur ce point. Dans ce volet, une décision de la cour d'appel d'Orléans est attendue le 16 mars prochain.

"Couper ses racines"

"On ne peut pas lui cacher son papa. Et on ne peut surtout pas prendre le risque de laisser encore le temps, cette histoire et ces mensonges continuer. Il ne faut pas voir le court terme. Il faut voir le long terme. Cacher les origines à quelqu’un, lui couper ses racines, je ne sais pas si on a le droit de faire ça", a raconté sur Europe 1 Julien Charnolé.

REAGISSEZ - Comprenez-vous le combat de ce père ?