"Il a tablé sur le fait que j'étais seule"

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"Il a tablé sur le fait que j'étais seule"
@ REUTERS
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ENTRETIEN - Catherine Breillat détaille la relation qu'a nouée Christophe Rocancourt avec elle.

Christophe Rocancourt retourne vendredi une nouvelle fois devant la justice, accusé d’abus de faiblesse par la cinéaste Catherine Breillat. Le sulfureux playboy a reçu de la cinéaste treize chèques pour un montant total de 703.000 euros. Mais Catherine Breillat l’accuse d’avoir profité de son état de faiblesse, cette dernière sortant alors d’une longue convalescence. Elle s'est confié à Europe 1.

Rocancourt a établi "une espèce de nasse"

"Il fallait qu’il soit le premier qui me téléphone quand je me réveillait ou le premier avant que je m’endorme. Il venait tout le temps, tout le temps, il prenait le thé avec moi, on parlait, il m’amusait. Vous voyez, il y a quand même une espèce de nasse qui se fait", raconte Catherine Breillat.

Et la cinéaste de poursuivre : "il a tablé sur le fait que je n’avais aucune force humaine, que j’étais seule, recluse, ne pouvant pas aller dehors toute seule. Et bien j’allais dehors avec monsieur Rocancourt".

"Il était ma canne, une canne coûteuse", témoigne Catherine Breillat :

 

Christophe Rocancourt répond que les sommes qu'il a reçues étaient complètement justifiées, même s’il reconnait que ce projet n'a finalement pas abouti et qu'il est redevable des avances perçues. Mais selon lui, il ne s'agirait que de prêts non remboursés. Ses avocats comptent donc plaider la relaxe vendredi devant la 13e chambre correctionnelle, arguant que l'état de faiblesse ne peut être démontré.