Hôtel-Dieu : Martin Hirsch renonce au déménagement

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Hôtel-Dieu : Martin Hirsch renonce au déménagement
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Le nouveau directeur de l'AP-HP a déclaré y avoir renoncé jeudi, sans toutefois vouloir rétablir les urgences.

Le nouveau directeur général des hôpitaux parisiens (AP-HP), Martin Hirsch, a rouvre le dossier de l'Hôtel-Dieu en renonçant au transfert de l'AP-HP dans cet établissement, mais ne s'engage pas à rétablir les urgences, a-t-il déclaré jeudi. Martin Hirsch a été nommé il y a trois semaines en remplacement de Mireille Faugère, contestée pour sa gestion de la restructuration de l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu. Les urgences ont été remplacées le 4 novembre par un centre de consultations 24H/24 et l'établissement devait accueillir le siège de l'AP-HP.

Le transfert du siège de l'AP-HP à l'Hôtel-Dieu "ne me paraît pas une bonne idée, ne me paraît pas nécessaire", a dit Martin Hirsch. "Je préfère avoir une logique médicale sur l'Hôtel-Dieu qu'une logique administrative", a-t-il ajouté. Martin Hirsch annonce la réouverture, à côté du centre de consultations, d'une "salle de repos" contenant des lits pour "des gens qui ont besoin de se reposer, d'être dans une position couchée". L'équipe paramédicale doit être renforcée avec quatre infirmiers supplémentaires. Il s'agit, "à l'approche de l'hiver", de s'assurer "que les installations et l'équipe qu'on a à l'Hôtel-Dieu puissent servir à l'ensemble de l'AP-HP, à l'ensemble des patients".

La CGT veut y voir une préfiguration du retour des urgences à l'Hôtel-Dieu. "Je ne me suis engagé à rien à ce stade-là", a affirmé le directeur général. Il indique d'ailleurs que les pompiers ne reviendront pas conduire des patients à l'Hôtel-Dieu : "Le rationnel, aujourd'hui, quand on interroge le patron du Samu, c'est de ne pas bouger les pompiers", de ne pas changer leur schéma d'organisation, a-t-il dit. Martin Hirsch salue le retour du dialogue entre la direction, les syndicats et les médecins : "On est passé d'une situation bloquée, hostile et absurde à une situation où on peut avancer, partager des décisions". Il dit toutefois "respecter l'ensemble des positions qui ont été prises" par le passé. "Le chemin qu'on a ouvert est un chemin qui ne désavoue personne", a-t-il conclu.