Histoire-géo : le niveau des élèves chute

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Histoire-géo : le niveau des élèves chute
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Entre 2006 et 2012 le score moyen des élèves de troisième a baissé de onze points.

Les collégiens boudent-ils l'histoire-géographie ? C'est du moins ce que souligne une étude du ministère de l'Education nationale publiée mercredi. Selon ce rapport, le niveau des élèves de fin de collège en histoire-géographie et éducation civique s'est dégradé en six ans. Le score moyen des élèves a en effet connu une "baisse sensible" de 11 points entre 2006 et 2012, selon l'étude inédite de la direction de l'évaluation (DEPP).

Moins de "têtes de classe". La part des élèves classés dans les groupes de faible niveau augmente, passant de 15% en 2006 à 21% en 2012, tandis que la proportion d'élèves dans le groupe de niveau le plus élevé diminue fortement, reculant de 10% à 6%. En résumé, on compte de plus en plus de mauvais élèves et de moins en moins de "têtes de classe".

Affaiblissement des connaissances. La note du ministère évoque ainsi "un glissement général du niveau moyen des performances des élèves vers le bas et un affaiblissement de l'assimilation par les élèves d'une culture scolaire géographique et historique, qui ne peut s'expliquer par un changement des programmes ou des préconisations pédagogiques qui leur sont associées".

Inégalité entre les établissements. Sans surprise, la baisse du niveau entre 2006 et 2012 est "plus marquée dans les établissements les plus défavorisés", en recul de 18 points. Les établissements les plus favorisés enregistrant quant à eux une baisse de 10 points.

Désintérêt des élèves pour la matière. De manière générale, les élèves déprécient bien plus qu'avant cette matière. En 2012, 21% des élèves considèrent ces disciplines comme peu importantes, voire pas du tout importantes alors qu'ils étaient 17% en 2006. A l'opposé, 39% des élèves les considèrent comme importantes ou très importantes, contre 46% en 2006. Répercussion logique : le temps de travail personnel consacré chaque semaine à ces matières a  diminué et le nombre d'élèves déclarant ne jamais lire de livre ou de revue sur ces sujets a presque doublé, passant de 19% à 36%.