Hintermann (CSA) : "j'aurais filmé le mur" des cons

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Hintermann (CSA) : "j'aurais filmé le mur" des cons
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INTERVIEW E1 - L'ex-journaliste de France 3 soutient son ancien confrère auteur de la vidéo polémique.

"S'il fallait, si j'avais vu ce mur, en mon âme et conscience, oui, j'aurais filmé ce mur". C'est la sortie pour le moins étonnante de Memona Hintermann, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), invitée de Des clics et des claques mardi soir sur Europe1. L'ex-grand reporter de France 3 était interrogée sur l'affaire du "mur des cons" filmé par un journaliste de la troisième chaîne, Clément Weill-Raynal, dans un local du Syndicat de la magistrature (SM). La vidéo a ensuite été diffusée sur le site atlantico.fr. "Je les aurais d'abord proposées (ces images) à ma rédaction et si elle n'en voulait pas, je pense que j'aurais fait comme Clément", a-t-elle précisé, alors que France 3 a annoncé lundi l'ouverture d'une procédure disciplinaire à l'encontre de son journaliste.

"Si on regarde les reportages que j'ai fait, et qui sont à l'institut national de l'audiovisuel, on verra combien de fois, au cours de mes 30 années, j'ai tourné des images en caméra cachée parce que justement on ne voulait pas nous (les) montrer", assure l'ancienne journaliste. "Je pense que, dans ce pays, celui des droits de l'homme, des magistrats n'ont pas le droit de désigner untel à la vindicte populaire" a poursuivi Memona Hintermann, estimant qu'"il faut que cela se sache". "Je pense que c'est à l'honneur de tout journaliste d'observer ce qui ne se dit pas", a-t-elle précisé.  

"Des magistrats n'ont pas le droit de désigner untel à la vindicte populaire" :





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Nommée en janvier 2013, Memona Hintermann explique que le CSA ne devrait toutefois pas intervenir dans cette affaire. "Je me suis renseignée, auprès du service des programmes, du service juridique, et apparemment,  il y a peu de place pour que le CSA s'occupe de cette affaire", a-t-elle assuré. "Parce que c'est une affaire qui va intéresser  la justice, la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels et les organisations professionnelles des journalistes".