Heurts à Trappes après le contrôle d'une femme voilée

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Heurts à Trappes après le contrôle d'une femme voilée
Une soixantaine de CRS ont été nécessaires pour ramner le calme devant un commissariat à Trappes.@ MAXPPP
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Un rassemblement de centaines de personnes "hostiles" a eu lieu devant un commissariat vendredi soir.

La nuit a été tendue à Trappes, dans les Yvelines, aux alentours d’un commissariat de la ville. Entre 200 et 400 personnes "hostiles" à la police se sont réunies avant de se disperser aux alentours d’une heure du matin. Les gros cailloux et les douilles de grenades lacrymogènes qui jonchaient le sol après le rassemblement témoigne de la vive tension qui a régné pendant quelques heures. Le clame était finalement revenu samedi matin, même si les forces de l'ordre restent mobilisées. Un garçon de 14 ans a été grièvement blessé à l'oeil par un projectile venu d'une origine indéterminée, a déclaré samedi le procureur de la République de Versailles, Vincent Lesclous.

Un témoin a filmé une partie de la scène :



A l’origine, un contrôle qui tourne mal. Le rassemblement "violent", selon une source préfectorale qui n'en pas expliqué l'origine, s'est formé aux environs de 20h30. Sous couvert de l'anonymat, le responsable d'une association de musulmans a expliqué que la manifestation faisait suite à l'interpellation jeudi d'un homme qui s'était opposé au contrôle par la police de son épouse portant un voile intégral. Selon le procureur, l'homme a tenté d'étrangler un policier lors du contrôle. Un premier attroupement s’était formé avant que l'homme et son épouse ne soient arrêtés. Il sera présenté à la justice samedi matin.

Des témoignages relayés notamment pas le site al-kantz évoquent au contraire un contrôle musclé et parlent de violences policières. Le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) affirme de son côté avoir été contacté par la femme voilée dans un communiqué publié sur son site internet. Selon le CCIF, le mari de cette femme s'est opposé à des "provocations" de la police et a été "molesté".

Guérilla urbaine. Le lendemain, dans l’après-midi, un groupe d’une vingtaine d’hommes demandent la libération du gardé à vue. Ils repartent sans incidents. Mais quelques heures plus tard, les violences éclatent. Plus de 200 personnes attaquent le commissariat, lancent des projectiles. Des tirs de feu d'artifice résonnent, des poubelles sont incendiées au milieu de la rue et des émeutiers exhibent des armes de poing. Face à ces scène de guérilla urbaine, Les policiers ripostent par des tirs de flash-ball. Un jeune homme aurait été blessé par ces tirs et transporté à l’hôpital

Une soixantaine de CRS… et un hélicoptère. Pour ramener le calme, une soixantaine de CRS et autant de renfort venus des environs ont été dépêchés sur place. Un hélicoptère a même été utilisé pour survoler la ville.