Hausse des prix : à cause de l'euro ?

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Hausse des prix : à cause de l'euro ?
UFC que Choisir s'est amusé à calculer sur une trentaine de produits combien de temps il faut travailler au Smic pour se payer tel ou tel aliment.@ MAXPPP
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Selon l'UFC-Que Choisir, la hausse des prix ces 10 dernières années n'est pas due qu'à l'euro.

L'euro est-il responsable de la hausse des prix constatée ces dix dernières années ? La question est soulevée par l'UFC-Que Choisir. L'association de consommateurs a dévoilé dimanche matin une enquête sur la hausse des prix depuis la création de la monnaie unique, en 2002. Dans une semaine, l'Europe fêtera en effet l'anniversaire des dix ans de l'euro.

+7 % sur un an

Sans surprise, les prix dans les rayons ont augmenté, parfois fortement, notamment pour les produits de base. L'UFC-Que Choisir s'est amusé à calculer sur une trentaine de produits combien de temps il faut travailler au Smic pour se payer tel ou tel aliment.

"Par rapport à l'évolution du Smic, on s'aperçoit que pour s'acheter le même poulet il faut travailler davantage, c'est-à-dire 4 minutes 30 de plus", explique Jean-Paul Geai, rédacteur en chef de Que Choisir, interrogé par Europe 1.

"On s'aperçoit que dans certains cas on travaille moins, mais c'est symbolique. C'est de l'ordre de quelque secondes de moins. Pour la baguette, on travaille 10 secondes de moins qu'il y a dix ans", tempère-t-il.

Le cours des matières premières s'envole

Toutefois, le constat général reste à la hausse. Les produits alimentaires auraient ainsi augmenté deux fois plus que ce qu'annonce l'Insee, soit + 7% au lieu de 3,4% sur un an. Des produits comme le café, l'huile, la pâte à tartiner ont augmenté en moyenne de 20%. "On a noté quelques autres baisses mais c'est de l'ordre de 0,3 %. Le consommateur ne voit généralement pas les baisses", commente le rédacteur en chef de Que Choisir.

Pour ce dernier, l'euro n'est pas le seul responsable de cette augmentation des prix. D'après Que Choisir, il faut d'abord trouver des explications auprès du cours des matières premières, qui se sont envolés depuis 10 ans. Tout comme les taxes et le prix des hydrocarbures. "C'est un peu facile de faire de l'euro un bouc-émissaire", écrit l'association dans un communiqué.