Hausse de 20% de la mortalité routière en avril

  • A
  • A
Hausse de 20% de la mortalité routière en avril
355 personnes ont été tuées sur les routes au mois d'avril contre 296 l'an dernier à la même période.@ Maxppp
Partagez sur :

355 personnes ont été tuées sur les routes au mois d'avril contre 296 l'an dernier à la même période.

C'est l'hécatombe ! Une "forte" hausse (19,9%) de la mortalité routière a été enregistrée au mois d'avril 2011, avec 355 tués, par rapport au mois d'avril 2010, 296 tués, a annoncé vendredi la Sécurité routière, dans un communiqué. Cette augmentation, due à "une série d'accidents particulièrement graves et à un relâchement préoccupant des comportements, confirme malheureusement la tendance à la hausse inquiétante constatée depuis le début de l'année", commente le communiqué.

Des vacances de printemps endeuillées

En avril, selon la Sécurité routière, le nombre de personnes blessées a très légèrement baissé : 7.295 contre 7.335 un an auparavant, soit une très légère baisse de 0,5%. Depuis le début de l'année 1.267 personnes ont trouvé la mort sur les routes de France, contre 1.123 au cours des quatre premiers mois de 2010, soit une augmentation de 12,8%.

"Les vacances de printemps ont été endeuillées par un nombre exceptionnellement élevé d’accidents au bilan humain particulièrement lourd", ajoute la Sécurité routière: "huit accidents à eux seuls ont causé la mort de trente personnes, dont l’accident particulièrement tragique survenu le 28 avril sur l’A10 à Marcillac entre un poids lourd et un minibus, au cours duquel sept personnes ont trouvé la mort".

Le week-end des 16 et 17 avril, deux accidents provoqués par des chauffards ont tué six personnes dont trois enfants en Seine-et-Marne. Le communiqué ajoute que le mois d'avril 2001 a été "exceptionnellement chaud", ce qui implique automatiquement l'augmentation des trafics. "En conséquence", ajoute la Sécurité routière, "le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a renouvelé des directives fermes aux préfets pour renforcer sans délai la présence visible et dissuasive de la police et de la gendarmerie sur l’ensemble des axes routiers et autoroutiers du territoire national et multiplier les contrôles de vitesse, d’alcoolémie et de stupéfiants".