Haro sur le blanchiment dentaire

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Haro sur le blanchiment dentaire
Les bars à sourire proposent des prestations à partir de 29,90 euros
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Les autorités sanitaires ont annoncé lundi un renforcement des contrôles de cette pratique en vogue.

Le blanchiment des dents commence à faire rire jaune. Les autorités sanitaires françaises ont tiré la sonnette d’alarme lundi sur les conséquences pour la santé de cette pratique très en vogue. En cause, les produits en vente libre mais aussi les "bars à sourire".

"Cette pratique à visée esthétique est susceptible d’exposer les consommateurs à des risques pour leur santé, surtout si le traitement est renouvelé fréquemment et si les produits utilisés contiennent ou libèrent du peroxyde d’hydrogène (ou eau oxygénée) à une teneur supérieure à la concentration maximale autorisée par la réglementation en vigueur pour les produits d’hygiène buccale, soit 0,1%", explique l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé dans un communiqué publié lundi.

Une mise en garde européenne

Hypersensibilité des dents, altération de l’émail, irritations des gencives sont quelques uns des effets indésirables provoqués par une exposition trop longue ou trop fréquente à ces produits.

Cette mise en garde fait suite à la publication d’une directive européenne datée du 20 septembre 2011, renforçant la législation en vigueur. Désormais, "les produits de blanchiment des dents contenant une concentration en peroxyde d’hydrogène comprise entre 0,1 % et 6 % pourront être mis sur le marché mais qu’ils pourront être vendus uniquement à des chirurgiens-dentistes et seulement en vue d’une utilisation chez les adultes", précise l’Afssaps.

Plus de contrôles

Sur le terrain, les établissements proposant d’acquérir un sourire de star en quelques minutes seront soumis à des contrôles plus strictes. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé seront en charge de vérifier que les produits et les prestations proposées aux consommateurs sont sans danger pour sa santé.

Fin novembre, l'Ordre national des chirurgiens-dentistes était déjà monté au créneau. En plus de dénoncer la banalisation d’un acte loin d’être anodin, les praticiens évoquaient des résultats beaucoup plus faibles qu’en cabinet.