Guerre des voisins: "je vais te mater"

  • A
  • A
Guerre des voisins: "je vais te mater"
Des rivalités liées à des acquisitions de terres ont causé un conflit de voisinage sans précédent.@ Max PPP
Partagez sur :

TÉMOIGNAGE E1 - Raymond raconte son soulagement après la condamnation de son voisin.

Raymond va pouvoir dormir sur ses deux oreilles. Mercredi, son voisin, qualifié "d'immature et frustré" par les psychiatres a été condamné à 6 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel du Mans.

En cause, des rivalités liées à des acquisitions de terres qui ont causé, durant près de 40 ans, un conflit de voisinage sans précédent. Raymond a répertorié sur une carte les principaux lieux du litige. Au total, 32 points sont numérotés et recensent les agressions, les vols, les dégradations, les insultes, les menaces de mort, qu'a subi Raymond, 66 ans.

"Ta baraque elle va sauter"

Le point de non retour de ce conflit intervient lorsque le voisin malintentionné fait exploser l'insert (l'endroit de la cheminée où l'on dispose les bûches) de la maison du retraité.

"Il m'a dit : 'tu vas voir, ta baraque elle va sauter'. Trois jours après il faisait sauter l'insert de la  maison", a raconté Raymond au micro d'Europe 1.

Le voisin piégeur a mis de la poudre noire dans du papier d'aluminium qu'il a dissimulé dans une bûche. Une fabrication artisanale qui a causé l'explosion de la vitre de l'insert. "Il aurait pu y avoir le feu dans l'habitation", a déploré le retraité.

"Croyez-moi, que là, vous ne rigolez plus" :

Quelques jours avant cette attaque, Raymond a raconté que son voisin avait tenté "de le couper en morceau" avec sa propre tronçonneuse. "Il m'a dit maintenant : 'je vais te mater la gueule'. La tronçonneuse fonctionnait. Alors, croyez-moi, que là, vous ne rigolez plus. Il a même réussi à couper le dessus de ma main. Heureusement que je suis intervenu avec un gros gourdin", a confié Raymond.

"J'y suis j'y reste"

Selon lui, cette animosité est liée au fait qu'il "a réussi dans la vie et que lui n'y est pas arrivé." Quoiqu'il en soit, Raymond ne compte pas quitter son domicile. "Je ne vois pas en quel honneur je partirai. Ce serait le comble ça. J'y suis j'y reste", a-t-il assuré.