Guéant satisfait par les "patrouilleurs"

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Guéant satisfait par les "patrouilleurs"
Les policiers patrouilleurs ont obtenu de "bons résultats" depuis la mise en place du dispositif expérimental, selon Claude Guéant.@ MAXPPP
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Le ministre de l'Intérieur parle de "très bons résultats". Les syndicats se disent dubitatifs.

Claude Guéant l’avait annoncé fin mai, sur Europe 1, les policiers patrouilleurs, dont le dispositif est expérimenté depuis sept semaines en Ile-de-France, à Nice, à Strasbourg et à Poitiers pour rapprocher policiers et citoyens, vont être généralisés. Le ministre de l’Intérieur a signé dimanche "une instruction à l'ensemble des préfets et des services de police pour généraliser cette méthodologie", a-t-il annoncé lors de l'émission Dimanche soir politique de iTélé / France Inter / Le Monde.

-20% pour les vols avec effraction

"L'expérimentation a donné de très bons résultats", s'est félicité Claude Guéant dimanche. "Là où l'expérimentation a eu lieu, un certain nombre d'infractions comme par exemple les vols à la tire, les vols avec effraction, ont diminué de 20%", a-t-il noté.

Mais ces chiffres restent vagues : le ministre n’indique ni la ville dans laquelle ces résultats ont été enregistrés, ni le quartier précis. Ce qui laisse septique Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police. "J’ai entendu les chiffres, ils sont importants. Mais j’aimerais savoir dans quelle commune ça a pu avoir lieu", s’interroge-t-il.

Les patrouilleurs pour "avoir du bleu marine dans la rue"

Par ailleurs, Claude Guéant assure que ce dispositif a permis "une augmentation du nombre de policiers sur la voie publique de l'ordre de 20 à 30%". Un choix que Nicolas Comte ne juge pas judicieux. "Je suis surpris de la rapidité avec laquelle on généralise dispositif. Le problème aujourd’hui, c’est qu’il y a une généralisation du système des patrouilleurs, alors même qu’on supprime des postes de gardiens de la paix", déplore le syndicaliste.

Et d’ajouter : "et on embauche à bas prix des contractuels qui sont adjoints de sécurité". Pour Nicolas Comte, "il ne faudrait pas recruter des gens pour avoir du bleu marine dans la rue, à défaut d’efficacité".

Les "patrouilleurs" circulent généralement en binômes à pied, en vélo, rollers ou en voiture. Leur rôle est d'entretenir le "contact avec la population", d'"observer et écouter, se renseigner, interpeller", indique le ministère.