Grippe : l’épidémie prend de l’ampleur

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Grippe : l’épidémie prend de l’ampleur
Le nombre de consultations pour des syndromes grippaux a grimpé en flèche en semaine 2.@ MAXPPP
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L’épidémie de grippe saisonnière a atteint son pic en semaine 2, selon le réseau Sentinelles.

D’après le dernier bulletin du réseau Sentinelles Inserm, diffusé mercredi sur le site de l'institution de surveillance, la grippe saisonnière a franchi son seuil épidémique la semaine dernière en France métropolitaine. Quelque 343.000 patients ont ainsi été pris en charge pour des symptômes grippaux, pour une moyenne de 542 cas pour 100.000 habitants.

21 régions très touchées

Le nombre de consultations attribuables à la grippe en semaine 2 est estimé à 276.000 par le réseau de surveillance. Au total, 21 régions de France métropolitaine se trouvaient la semaine dernière au-dessus du seuil épidémique.

Les régions les plus touchées actuellement sont le Nord-Pas-de-Calais (2.079 cas pour 100.000 habitants), le Centre (688), la région Poitou-Charentes (665), le Limousin (649), la Bretagne (585), la Corse (552), la Picardie (468) et la régionRhône-Alpes (439).

En l’espace de quatre semaines, plus d’un million de patients présentant une forte fièvre (plus de 39 degrés) et des syndromes grippaux ont consulté leur médecin généraliste, d’après les chiffres du responsable de Sentinelles, le Dr Thierry Blanchon.

L’épidémie de grippe H1N1 n’est pas terminée

Par ailleurs, selon le réseau des Groupes régionaux d'observation de l'épidémie de grippe (Grog), il convient de considérer que l’épidémie de grippe A-H1N1 n’est pas terminée. La semaine dernière, 597.000 personnes ont été vues par les médecins généralistes ou les pédiatres, majoritairement dus au virus H1N1, relèvent les Grog, selon lesquels "le pic a été atteint la semaine dernière".

L'épidémie continue sa progression en Bourgogne, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas-de-Calais et Lorraine. Le nombre de cas dus à ce virus va probablement diminuer, selon les Grog, qui soulignent par ailleurs que "le virus B reste actif et progresse même dans la moitié sud de la métropole" et que "le virus A-H3N2 continue de circuler discrètement".