Gare aux données sur vos smartphones !

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Gare aux données sur vos smartphones !
La Cnil conseille d'utiliser au maximum codes PIN et mots de passe "compliqués"@ MAXPPP
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Selon une étude de la Cnil, 40% des utilisateurs de ces téléphones stockent des codes secrets.

Il est devenu l'un des objets incontournables de notre quotidien. Regarder la télévision, écouter la radio, acheter sur Internet... les smartphones ou téléphones intelligents permettent de tout faire ou presque. Mais, la Commission nationale de l'informatique et des libertés s'inquiète de la gestion des données personnelles des 17 millions d'utilisateurs d'I-phone, Android, Windows Phone et autres Blackberry.

Selon l'étude, menée par internet du 4 au 14 novembre auprès de 2.315 personnes, 89% des sondés stockent des données de contact ou des coordonnées, 86% des données multimédia (photos/vidéos, agenda, notes...), 40% des données à caractère secret (coordonnées bancaires, codes secrets, codes d'accès aux immeubles...). Si "65% pensent que les données contenues dans leur téléphone ne sont pas bien protégées, 30% déclarent pourtant n'avoir aucun code de protection actif" sur leur appareil, rapporte la Cnil.

Les ados ont une longueur d'avance

Une fois n'est pas coutume, les adolescents sont bien plus prudents que les adultes. 82% des 15-17 ans estiment "gênant d'enregistrer ses codes secrets" (contre 76% en moyenne) et seulement 13% d'entre eux n'ont aucun verrouillage sur leur appareil (27% en moyenne).

Pour résoudre ces problèmes de sécurité, la Cnil propose "un plan d'action" qui prévoit la définition de "bonnes pratiques". Europe1.fr résume les trois principaux conseils de la Cnil.

Sécuriser. "La première chose, c’est de sécuriser son téléphone", insiste sur Europe 1 Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil. "Un tiers des gens n’ont aucun code qui verrouille l’accès au téléphone. Si le téléphone est volé, tout ce qu’il y a dedans est volable", précise-t-elle.

Ne pas stocker. "La deuxième chose, c'est qu'il ne faut pas stocker des données secrètes comme des numéros de carte bancaire sur le téléphone. C’est absolument fondamental", ajoute Isabelle Falque-Pierrotin.

Vérifier ses applications. Dernier conseil, "être vigilant sur les conditions d’utilisation par les applications des données personnelles", souligne la présidente de la Cnil. "On est très friand de ces services mais ils sont très consommateurs de données personnelles. Il faut bien lire les conditions d’accès aux données personnelles, éventuellement de réutilisation de manière à ce qu’on maîtrise l’application", alerte-t-elle.

Mais, la Cnil ne compte pas en rester là. Forte de cette étude menée par Médiamétrie, l'autorité entend désormais travailleurs directement avec les différents acteurs du marché. "Nous allons développer des liens avec les fabricants, les développeurs d’applications, les opérateurs de téléphonie pour leur dire que les consommateurs sont de plus en plus sensibilisés à ces questions, il faut que vous vous adaptiez aux nouveaux usages", conclut Isabelle Falque-Pierrotin.