Furosémide Teva : "il y a fin d'alerte"

  • A
  • A
Furosémide Teva : "il y a fin d'alerte"
Partagez sur :

INTERVIEW E1 - "Les malades peuvent reprendre le traitement", selon le directeur général de l'Agence du médicament.

Pas d'inquiétude. C'est en substance le message qu'a voulu passer sur Europe 1 Dominique Maraninchi, le directeur de l'Agence de sécurité du médicament, au sujet de l'affaire sur le mauvais conditionnement de boîtes du médicament diurétique Furosémide, un temps suspecté d'être à l'origine de plusieurs décès. Interrogé mercredi, Dominique Maraninchi a annoncé que l'alerte était finie et que les patients pouvaient donc reprendre en toute quiétude les médicaments pourtant retirés de la vente il y a douze jours.

"Les investigations continuent". L'enquête ouverte il y a une quinzaine de jours n'a permis de détecter aucune anomalie sur le site de fabrication de Sens. Pour rappel, le laboratoire pharmaceutique cherchait à comprendre comment un somnifère avait pu se retrouver par erreur dans une boite de diurétiques.

>> A lire - Furosémide : Teva demande du renfort

Pour l'heure, 3.000 boîtes provenant des lots suspects ont déjà été ouvertes, mais il en reste encore 70.000 à vérifier. Dominique Maraninchi confirme d'ailleurs que l'enquête se poursuit. "Les investigations continuent. On inspecte l'usine de fond en comble pour vérifier qu'il n'y a aucun défaut de fabrication La justice est en cours, on verra ce que donne l'enquête", précise-t-il.

On inspecte l'usine de fond en comble :



Furosémide : "Fin d'alerte, les traitements...par Europe1fr

"Les patients doivent continuer leur traitement". "Sur 70.000 comprimés, nous n'avons pas observé d'échange, c'est sécurisant. Nos analyses faites sous contrôle de la police n'ont pas montré de comprimé suspect, c'est rassurant. Fin de l'alerte, poursuite des investigations", a déclaré Dominique Maraninchi au micro d'Europe 1.

Si l'enquête se poursuit, le directeur de l'Agence de sécurité du médicament tient toutefois à préciser que les soupçons de risques autour de ce médicament ont été écartés. " Il faut rassurer les patients, 800.000 personnes prennent du Furosémide, toutes les substitutions sont faites, elles doivent continuer leur traitement", préconise-t-il. "Le Furosémide n'est pas un médicament anodin, il y a danger si les malades ne le prennent pas", précise le spécialiste.

17.06-furosémide.b

"C'est un phénomène isolé". Concernant les décès de personnes âgées sous Furosémide, Dominique Maraninchi assure que pour l'heure aucun lien n'a été établi et qu'il s'agit de "cas isolés"."Maintenant, nous savons que ceux qui ont pris du Furosémide Téva n'étaient pas en danger, qu'on a eu un phénomène isolé. Il ne faut pas spéculer. C'est un phénomène isolé", a-t-il insisté. Selon lui, le mauvais conditionnement des boîtes est lié à "un accident à la fabrication, strictement isolé, ou un accident futile".

Côté enquête, les inspecteurs de l'ANSM qui ont visité le site de Teva à Sens, dans l'Yonne, la semaine passée, n'ont en effet détecté aucun "défaut ni dans l'organisation, ni dans les pratiques, ni dans l'équipement de l'usine de conditionnement de Sens".