Furosémide : le pharmacien de Saint-Malo persiste

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Furosémide : le pharmacien de Saint-Malo persiste
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Aucun lien n'a pu être établi entre le médicament des laboratoires Teva et les décès qui lui seraient imputés.

Le mystère demeure dans l'affaire du Furosémide, du nom de ce diurétique qui pourrait être à l'origine d'incidents suite à une erreur de conditionnement. Sept décès suspects sont susceptibles d'être liés au médicament, même si les analyses n'ont rien donné de probant pour l'heure. Le pharmacien de Saint-Malo, qui est à l'origine de l'enquête, persiste lui dans sa version.

2.374 boîtes analysées : RAS... Plus de 70.000 comprimés provenant de plus de 2.300 boîtes de Furosémide ont été analysés depuis l'alerte lancée par le pharmacien de Saint-Malo, le 7 juin. Les investigations restent vaines a annoncé mercredi l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).  "Les éléments à disposition de l'ANSM ne permettent pas, à ce jour, d'identifier d'autres cas de substitution de comprimés de Zopiclone dans des boîtes de Furosémide Teva 40 mg, en dehors du cas ayant déclenché l'alerte", ajoute l'agence. Mercredi matin, sur Europe 1, Dominique Maraninchi, le directeur de l'ANSM a levé l'alerte sur le Furosémide. "Les malades peuvent reprendre le traitement", a-t-il expliqué. "Le Furosémide n'est pas un médicament anodin, il y a danger si les malades ne le prennent pas", a ajouté Dominique Maraninchi.



Furosémide : "Fin d'alerte, les  traitements...par Europe1fr

... Mais le pharmacien maintient sa version. Un pharmacien de Saint-Malo avait lancé l'alerte après qu'une patiente traitée au Furosémide, se plaignant d'une somnolence inhabituelle, lui eut rapporté une boîte du diurétique dans laquelle elle avait retrouvé un somnifère. En menant son enquête, le pharmacien avait trouvé un second comprimé de Zopiclone dans une plaquette, comme il l'a rappelé à France 3. "J'ai ouvert toutes les tablettes de Furosémide les unes après les autres et c'est sur la dernière tablette que j'ai trouvé le comprimé de Zopiclone", a témoigné mercredi sur France 3 le pharmacien, qui réfute une éventuelle erreur. "Le comptoir était net et je ne sais pas d'où aurait pu arriver le comprimé puisque nous ne vendons pas ce médicament. Quand on sort un comprimé, on est obligé de forcer un peu pour le sortir. Je les ai toutes forcées, les opercules étaient bien fermées, ce n'est pas possible", a confirmé la personne à la chaîne régionale.