Fumer coûtera (encore) plus cher

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Fumer coûtera (encore) plus cher
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La hausse des prix de 6% prévue pour la rentrée a été confirmée mardi par le gouvernement.

Si ce n’est pas votre médecin, c’est votre porte-monnaie qui risque de vous convaincre d’arrêter de fumer. Le gouvernement Ayrault a en effet confirmé mardi la hausse prévue par son prédécesseur : elle sera de 6%, ce qui devrait finir de faire passer tous les paquets au dessus de la barre symbolique des six euros.

Une hausse prévue pour septembre

Confronté à des impératifs de santé publique mais aussi et surtout à un manque à gagner fiscal, le gouvernement a confirmé la hausse des tarifs prévues par le gouvernement Fillon.

"Il est prévu une hausse du tabac de 6% au mois de septembre, c'est dans le plan de hausse qui avait été prévu par le gouvernement précédent en accord avec la filière. Ce plan sera respecté", a confirmé Jérôme Cahuzac, mardi sur BFMTV.

Plus 30 à 40 centimes par paquet

Une augmentation de 6% représente 34 centimes pour les cigarettes les moins chères, actuellement vendues à 5,70 euros, et 37 centimes pour les plus chères, actuellement en rayon à 6,20 euros.

Résultat, plus aucun paquet de cigarette ne devrait être vendu en-dessous de 6 euros et les marques les plus chères vont passer à 6,50 voire 6,60 euros.

Trop ou pas assez ?

Les réactions à cette nouvelle hausse sont très variées. Pour les anti-tabac, "c'est une énorme déception", voire "un cadeau à l'industrie du tabac", a réagi le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue président de l'Office français de prévention du tabagisme (OFT). De manière générale, les anti-tabac réclamaient des hausses de prix d'au moins 10%.

A l’inverse, buralistes et cigarettiers sont "inquiets" des effets de cette quatrième hausse annuelle. C'est "trop tôt et trop fort", a regretté le président de la confédération des buralistes, Pascal Montredon, qui craint que l'annonce, avant les vacances, ne conduise beaucoup de vacanciers "à faire le plein" de cigarettes achetées moins cher à l'étranger.

Les zones frontalières, où les baisses des ventes atteignent -8% à -10%, sont l’autre source de préoccupation des buralistes. Des études des Douanes et des fabricants montrent que 20% des cigarettes consommées en France n'ont pas été achetées dans le réseau des buralistes, et représentent autant de taxes perdues par l'Etat.