Fontainebleau : y a-t-il eu négligence ?

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Fontainebleau : y a-t-il eu négligence ?
Aucun service n’avait détecté l’absence de la fillette, morte en 2011 et cachée par ses parents. (Illustration)@ Max PPP
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Aucun service n’avait détecté l’absence de la fillette, morte en 2011 et cachée par ses parents.

Des questions. La localisation du corps d’une fillette, dont les parents avaient caché la disparition depuis août 2011, en forêt de Fontainebleau, mercredi soir, soulève de nombreuses questions. En premier lieu, l’attitude des services du Conseil général de Seine-et-Marne. Car la famille avait bénéficié d’un suivi par les services sociaux avant que l’accompagnement éducatif ne soit finalement levé en août dernier.

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Une enquête administrative. Vincent Eblé, président du Conseil Général de Seine-et-Marne,  a lui-même fait part de sa "stupeur" à l’annonce de cette nouvelle. "J’ai demandé aux services du département de faire la lumière sur ce dossier. J’ai fait déclencher une enquête administrative", a-t-il confié sur Europe 1 jeudi. Celle-ci va se mener en parallèle de l’enquête judiciaire en cours et devra déterminer comment la disparition d’Inaya a pu passer inaperçue durant si longtemps.

Des enfants placés par un juge. La famille au cœur de cette affaire était composée de trois enfants : la fillette retrouvée morte, un frère aîné né en mai 2008 et une petite soeur née en juillet 2011. Les deux premiers enfants avaient été placés de courant 2010 à août 2011. A cette  date, un juge des enfants de Melun avait décidé de rendre les enfants à la famille, en prenant une mesure de suivi avec un accompagnement éducatif. Pendant un an, ce dispositif et n’a pas permis de détecter la disparition de la fillette. L’alerte a finalement été donnée en raisons de maltraitances sur le frère aîné.

Faire toute la lumière. L’objectif est désormais de "comprendre l’enchaînement des faits au sein de cette famille et dans l’accompagnement qui existe autour de cette famille comme autour de milliers d’autres", a détaillé Vincent Eblé sur Europe 1.  Avec, en toile de fond, l’éventualité d’une négligence de la part des services départementaux. Une hypothèse, toutefois, que Vincent Eblé se refuse pour l’instant à émettre. "Si j’ai besoin d’une enquête administrative, c’est précisément pour faire la lumière sur cette affaire", a martelé le président du département de Seine-et-Marne.