Fonctionnaires : la colère des syndicats

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Fonctionnaires : la colère des syndicats
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REACTIONS - Les organisations déplorent un "double discours" de l’Etat sur le pouvoir d’achat.

Les organisations syndicales ont exprimé leur colère, après l’annonce par le gouvernement du gel de l'indice salarial des fonctionnaires en 2012. Pour marquer leur mécontentement, les représentants des syndicats ont quitté prématurément la réunion organisée au ministère de l'Economie, mardi matin.

"Nous savons que les personnels sont très déçus et nous ne pourrons pas ne pas être à la hauteur de la déception", a prévenu Brigitte Jumel, responsable CFDT. "Il n'y a pas eu ce matin l'ombre d'une négociation" a-t-elle déploré.

"Une mesure sans précédent depuis la Libération"

Jean-Marc Canon (CGT) s'est dit "profondément mécontent" de cette annonce, évoquant "une mesure sans précédent depuis la Libération". Les syndicats, a-t-il affirmé, "ne peuvent pas cautionner une perte du pouvoir d'achat des fonctionnaires", alors que l'inflation est estimée à 2% par l'Insee. Selon lui, le point d'indice est bien "la pierre angulaire" de la rémunération des fonctionnaires et le gouvernement n'a annoncé "aucune mesure qui soit réellement intéressante".

"Des mobilisations nécessaires"

" Nous allons certainement envisager des mobilisations nécessaires avec les personnels" de la fonction publique, a annoncé mardi sur Europe 1 la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison. "Alors même que le président de la République est en déplacement aujourd'hui pour parler du pouvoir d'achat ", la FSU aurait "souhaité" que celle-ci s'applique à "l'ensemble des Français".

Même tonalité pour le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly, pour qui le gouvernement a "deux discours différents" sur le pouvoir d'achat, le gel du point intervenant au moment même où une prime est évoquée pour les salariés du privé. La CFTC a, de son côté, regretté que la réunion ait "servi à justifier une politique de rigueur budgétaire que les agents de la fonction publique devront subir".