Florensac : l'agresseur risque 10 ans de prison

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Florensac : l'agresseur risque 10 ans de prison
@ EUROPE1/BENJAMIN PETER
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Mis en examen pour coups mortels, l’ado a été incarcéré et risque 10 ans de prison ferme.

L'adolescent de 14 ans qui a frappé à mort Carla, une collégienne, lundi à Florensac, dans l’Hérault, a été incarcéré mercredi après-midi à la prison pour mineurs de Lavaur, dans le Tarn. Il avait auparavant été conduit au palais de justice de Béziers pour être informé de la peine qu’il encourt. Mis en examen mercredi pour coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner, l'auteur des coups, mineur, risque dix ans de prison.

Le parquet a finalement choisi de ne pas retenir la qualification d'homicide volontaire, qui avait été envisagée en raison de la violence du choc, car "les éléments du dossier aujourd'hui permettent de penser qu'il n'a eu la volonté de tuer à aucun moment, avant, au moment de la commission des faits ou après".

Son placement au centre de détention pour mineurs demandé

L'adolescent a été présenté au juge des libertés et de la détention et le parquet a requis à son encontre un placement au centre de détention pour mineurs. Le fait que la victime soit une mineure de moins de 15 ans est une circonstance aggravante, a précisé le procureur de la République à Béziers, Patrick Mathé.

Une donnée contrebalancée par le fait que l’agresseur présumé est lui aussi mineur et devrait donc être jugé devant un tribunal pour enfants. Les enfants âgés de moins de 16 ans y bénéficient du principe de diminution de peine et ne peuvent être condamnés à plus de la moitié de la peine encourue par un majeur.

"Mon fils n'était pas parti pour la tuer"

L'auteur des coups, scolarisé à Sète, dans l’Hérault, en BEP mécanique et domicilié à Florensac, avait été placé en garde à vue le jour même de l’agression, après s'être rendu à la gendarmerie.

"Je suis très malheureuse", a réagi sa mère, mercredi sur Europe 1. "C'est une histoire qui a mal tourné. Mon fils n'était pas parti pour la tuer. Il était là pour protéger ma fille. C'est vraiment deux malheurs", a-t-elle confié.

Décédée suite aux coups

Selon les premières conclusions de l'autopsie, la jeune fille de 13 ans est morte des suites des coups qui lui ont été portés et non de la chute qu'ils ont entraînée, avait indiqué mardi le procureur. "Il résulte très clairement de l'autopsie qu'au moins un des deux coups de poing sous le menton, un uppercut, a entraîné un déplacement de la première vertèbre qui a conduit à un arrachement des vaisseaux et une hémorragie, l'hémorragie ayant entraîné quant à elle les premiers arrêts cardiaques, puis l'arrêt cardiaque définitif", a expliqué le procureur.

Les obsèques sont prévues jeudi après-midi à Florensac, avant une marche silencieuse samedi en mémoire de la victime.