Flashé 94 fois... et relaxé

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Flashé 94 fois... et relaxé
Un chef d'entreprise de 40 ans, à qui il était reproché 94 excès de vitesse, dont plusieurs dizaines de grands excès de vitesse, a été relaxé à Versailles.@ MAXPPP
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Le justice a jugé que les infractions étaient "insuffisamment caractérisées".

L’INFO -  La justice a prononcé vendredi la relaxe contre un chef d'entreprise de 40 ans, à qui il était reproché 94 excès de vitesse, dont plusieurs dizaines de grands excès de vitesse. Le tribunal correctionnel de Versailles a considéré que les infractions étaient "insuffisamment caractérisées".

Manque de preuves. "Juridiquement, cette décision est exacte car il n'y a aucune photo, aucun témoignage pour assurer que mon client était au volant du véhicule", s'est félicité Me Adrien Weil, l'avocat du gérant d'une société de fruits et légumes originaire de Rouen. "La voiture était prêtée au sein de l'entreprise et aussi à titre privée", a-t-il souligné.  "C'est le problème des radars automatiques : l'avis de contravention est envoyé au propriétaire du véhicule un peu comme une bouteille à la mer et il faut que cette personne reconnaisse l'infraction", a ajouté Me Weil.

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© MAXPPP

Flashé à 235 km/h.  Le quadragénaire était notamment poursuivi pour "mise en danger d'autrui" dans les neuf cas où le véhicule roulait à plus de 180 km/h sur des portions de routes limitées à 70 km/h, notamment sous le tunnel de l'A86, appelé aussi "Duplex". Au total, la BMW X6, immatriculée au Luxembourg au nom de la société du chef d'entreprise, a été flashée à 94 reprises courant 2011 et 2012 sur des trajets entre Rouen et le sud de la région parisienne. Le 1er janvier 2012, la grosse cylindrée roulait à 235 km/h sous le "Duplex", au lieu des 70 km/h autorisés.

Le prévenu niait les faits. L'automobiliste, poursuivi en état de récidive, contestait être l'auteur de ces infractions. "Je ne suis pas systématiquement le conducteur de la voiture", avait répété en novembre devant le tribunal le quadragénaire. "Les excès de vitesse ont toujours lieu le jour où il doit aller chercher son fils", qui vit chez son ex-femme dans l'Essonne, avait alors relevé la présidente du tribunal Françoise Dufour. Une peine d'un an de prison et trois ans de suspension du permis de conduire avait été requise à l'encontre du chef d'entreprise. Ce dernier était absent vendredi pour le rendu du jugement.