Fin de la procédure contre Banier

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Fin de la procédure contre Banier
La procédure, pour abus de faiblesse envers Liliane Bettencourt, visant François-Marie Banier va s'éteindre.@ MAX PPP
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Le parquet de Bordeaux a décidé de ne pas poursuivre le photographe pour abus de faiblesse.

La procédure, pour abus de faiblesse envers Liliane Bettencourt, visant François-Marie Banier va s'éteindre. Le parquet de Bordeaux a en effet décidé de ne pas poursuivre l'action publique contre le photographe, a-t-on appris samedi auprès du procureur de la République.

Le procureur, Claude Laplaud, a expliqué avoir pris cette décision "compte tenu du désistement" en décembre de Françoise Bettencourt-Meyers, la fille de la milliardaire et héritière de l'Oréal, qui considérait que le photographe s'était rendu responsable d'abus de faiblesse répétés envers sa mère.

Une audience en juin

La fin de la procédure sera définitive après "une audience de régularisation" de la chambre correctionnelle qui aurait dû juger le photographe et devra les constater officiellement pour que la justice s'éteigne. l'audience devrait avoir lieu au mis de juin.

Le procureur a ajouté avoir envoyé vendredi un courrier annonçant sa décision aux avocats de Liliane Bettencourt, de Françoise Bettencourt-Meyers et de François-Marie Banier. "C'est la conclusion judiciaire logique d'une affaire dans laquelle la plaignante avait renoncé à sa plainte et qui était avant tout un conflit familial", a pour sa part expliqué l'un des avocats de François-Marie Banier, Me Pierre Cornut-Gentille.

La saga continue

La fin de ce volet de l'affairene clôt cependant pas la saga. Une instruction sur les liens financiers présumés entre la milliardaire et la majorité va se poursuivre ainsi qu'une enquête sur les contrats dont bénéficiait François-Marie Banier à L'Oréal. L'ancien ministre du Budget Eric Woerth doit ainsi être interrogé sur l'embauche de son épouse en 2007 par le gestionnaire de fortune des Bettencourt, Patrice de Maistre, et sur la Légion d'honneur qu'il a remise à l'homme d'affaires début 2008. Il est également question d'une allégation de financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.