Fichage des délinquants par nationalité : à quoi ça sert ?

  • A
  • A
Fichage des délinquants par nationalité : à quoi ça sert ?
Bruno Beschizza@ DR
Partagez sur :

VOTRE CHOIX D’ACTU DU 17 DECEMBRE - L’Observatoire national de la délinquance a publié lundi 16 décembre son bilan 2012 de la délinquance.

Chaque jour avec "Votre choix d’actu", Europe 1 vous propose de définir un thème qui sera approfondi dans Europe midi - Votre Journal animé par Wendy Bouchard. Dès 9h, rendez-vous sur la page d’accueil d’Europe1.fr pour voter. Vous pouvez le retrouver sur www.europe1.fr/Info/Votrechoixdactu

>>> Mardi 17 décembre, vous avez été 76% à faire "Votre choix d’actu"  sur le bilan de l’année 2012 de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Cette étude concerne les actes de délinquance, 150.000 profils de délinquants ont été étudiés, et révèle qu’un acte de délinquance sur quatre serait le fait d’un étranger. Bruno Beschizza, ancien officier de police, secrétaire général de l’UMP et conseiller régional d’Ile-de-France explique en quoi ces statistiques sont utiles.

Il ne s’agit pas d’un "fichage ethnique". Comme le précise Bruno Beschizza, il est question dans ce bilan d’identité et non pas de "fichage ethnique". La demande de la nationalité du délinquant fait partie de "la grande identité à fournir aux magistrats". Selon lui, il s’agit d’un détail "factuel", qui ne doit pas être "stigmatisant". L’élu UMP tient également à rappeler qu’il "ne croit pas au déterminisme", et "qu’on n’est pas délinquant parce qu’on est de telle nationalité".

Lutter contre les réseaux. Pour cet élu de terrain, cette étude a une double utilité. Dans un premier temps, elle va permettre aux forces de l’ordre de lutter contre "les filières, les réseaux", comme le précise Bruno Beschizza, et de permettre de "travailler avec d’autres polices européennes ou étrangères". Ce bilan met en évidence l’ampleur du phénomène, qu’il ne faut pas ignorer. Comme le souligne l’ancien officier de police, "soit on essaye d’être les médecins de la société, de faire un vrai diagnostic pour y apporter un vrai remède, soit on fait semblant que la maladie n’existe pas et on attise les peurs".