Federici condamné à 28 ans de réclusion

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Federici condamné à 28 ans de réclusion
@ MAX PPP
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Ange Toussaint Federici est accusé d'avoir assassiné 3 hommes, dont le caïd Farid Berrahma.

28 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté de 18 ans. C’est la peine à laquelle a été condamnée, vendredi, Ange Toussaint Federici par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. Il était jugé pour l'assassinat de trois hommes, dont le caïd Farid Berrahma, au bar des Marronniers, en avril 2006, à Marseille.

Le "mettre hors d'état de nuire"

L'avocat général Yves Le Baut avait requis la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, à l'encontre de l'accusé."Il serait juste et équitable de le condamner pour l'extraordinaire gravité des faits qu'il a commis et son état de multi-récidivité. Il est indispensable de mettre Ange Toussaint Federici hors d'état de nuire", a lancé l'avocat général Yves Le Baut aux jurés, avant de réclamer la peine maximale prévue par la loi.

Le 4 avril 2006, un commando de plusieurs hommes avait fait irruption au bar des Marronniers, dans le 13e arrondissement de Marseille, et ouvert le feu, tuant trois hommes -Farid Berrahma, atteint par neuf balles, Heddie Djendelli et Radouane Baha - et blessant un quatrième.

Il nie toute implication dans la tuerie

Federici n'a jamais contesté sa présence dans le bar, pour avoir reçu une balle dans le genou, comme en atteste son sang retrouvé sur les lieux. Mais il soutient y être allé pour un rendez-vous, avec quelqu'un dont il ne veut pas dire le nom, en niant toute implication dans la tuerie, dont il serait une victime et non un des auteurs.

L'accusation en fait, au contraire, le chef du commando, venu régler un conflit touchant au contrôle de machines à sous illégales autour de l'étang de Berre. Elle en veut notamment pour preuve la façon dont Federici, après la tuerie, s'était fait soigner, sous un faux nom et officiellement pour une chute à moto, dans une discrète clinique de Marseille.

"Ces deux grands voyous, ces deux chefs qui se disputaient le marché des machines à sous, vous croyez qu'ils se sont trouvés par hasard le 4 avril 2006 au soir au bar des Marronniers?", a demandé l'avocat général lors de son réquisitoire. Le verdict est attendu dans la soirée après les plaidoiries de la défense.