Etudiants : dur dur de vivre en cité-U

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Etudiants : dur dur de vivre en cité-U
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Le lieu de vie des étudiants a une influence sur leurs comportements, révèlent plusieurs enquêtes.

Alcool, cigarette, santé : les étudiants vivent mieux chez papa-maman qu’en cité universitaire ou en colocation. C’est ce que révèlent deux études publiées jeudi, l’une de l’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales (Usem) et l’autre de la Mutuelle des étudiants (LMDE). Le détail avec Europe1.fr.

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Les étudiants indépendants ont du mal à se soigner. En matière de santé, les étudiants ne sont pas gâtés. Selon l'étude de la LMDE, ils ont un "accès aux soins en recul et un niveau de protection sociale insuffisant". Et ce, particulièrement si le jeune étudie hors d’un milieu familial.

>> Je vis chez mes parents. Les 40% d’étudiants qui vivent chez papa-maman vont majoritairement chez le médecin (63,5%), selon l’étude de l’Usem. Les "Tanguy" ne sont que 10% à renoncer aux soins pour des questions financières. Par contre, ils sont ainsi 73% à dépendre de leur famille, qui "constitue la principale source de revenus loin devant les aides sociales".

>> Je vis en colocation. 55% des étudiants vivant en colocation affirment ne pas se soigner et "attendre que cela passe". La raison ? Pour 11% d’entre eux, la faute revient à leur manque de moyens financiers.

>> Je vis en cité-U. Plus de la moitié des étudiants malades vivant en cité universitaire ne vont pas chez le médecin. Ils sont près de 20% d'entre eux à renoncer à se soigner par manque d’argent. Ils sont un quart à rencontrer des difficultés pour "joindre les deux bouts" pour leurs dépenses courantes et de santé.

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Etudiant, on boit et on fume plus en coloc. 20% des étudiants jugent leur consommation d’alcool excessive, d'autant plus en colocation. Et ce, alors que plus d'un étudiant sur trois avoue être un consommateur régulier ou occasionnel de produits du tabac. En matière de stupéfiants, "le cannabis reste la première drogue expérimentée et consommée" et l’étude note également "une forte consommation de poppers [vasodilatateurs] dans la population étudiante".

>> Je vis chez mes parents. Avoir papa et maman sur le dos limite visiblement les excès puisque seuls 17% des jeunes vivant en famille déclarent consommer trop d’alcool. Quant aux fumeurs quotidiens, ils ne sont que 4,6% d’étudiants habitants chez papa-maman.

>> Je vis en colocation. Un tiers des 11% d’étudiants partageant un appartement a un profil de "buveur excessif". Parce qu’à plusieurs il y a toujours une occasion de faire la fête, les trois quarts déclarent consommer de l'alcool pour "participer à des moments de convivialité". Ils sont 40% à boire "par goût", 11% pour "atteindre l'ivresse" ou pour "oublier des problèmes personnels", "séduire" et "se défoncer". En colocation, les étudiants sont également très friands de la consommation de poppers, et 22% disent fumer occasionnellement.

>> Je vis en cité-U. Les étudiants ne sont que 11,5% à fumer régulièrement en cité universitaire. La raison ? La cigarette est interdite dans les chambres.

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Les étudiants sont des stressés. Près d'un tiers des étudiants montre des "signes de mal-être", selon le sondage réalisé par la LMDE. Quatre étudiants sur 10 disent ainsi avoir "ressenti un sentiment constant de tristesse ou de déprime dans les douze derniers mois". Et, près des trois quarts des étudiants ont "le sentiment d'être une génération sacrifiée".

>> Je vis chez mes parents. La famille offre "un environnement protecteur", assure l’étude de l’Usem. Mais pourtant, les "Tanguy" sont une majorité à se dire stressés. Une angoisse liée, semble-t-il, au transport de la maison familiale vers les études. Ils sont ainsi 38% à mettre une demi-heure pour rejoindre l’université et voire même plus d’une heure.

>> Je vis en colocation. Vivre à plusieurs, ça aide à se serrer les coudes. Les étudiants en colocation sont moins souvent sujets au stress que leurs camarades.

>> Je vis en cité-U. Ils sont "les plus nombreux à déclarer avoir subi des comportements de rejets".