Espionnage : Christine Ockrent dément

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Espionnage : Christine Ockrent dément
Une très proche collaboratrice de Christine Ockrent est mise en cause dans une affaire d'espionnage au sein de l'Audiovisuel extérieur de la France.@ MAXPPP
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Christine Ockrent nie toute implication dans cette affaire au sein de l'AEF.

Christine Ockrent s'est défendue vigoureusement jeudi, dans les colonnes des Echos : "Je ne suis pour rien dans cette affaire" d'espionnage, au sein de l'Audiovisuel extérieur de la France, l'entité qui coiffe France 24, RFI et une partie de TV5 Monde, a affirmé la journaliste.

Au départ de cette affaire, se trouve la mise à pied de Candice Marchal, l'une des plus proches collaboratrices de Christine Ockrent - aujourd’hui directrice générale déléguée de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), selon des informations révélées par Lepoint.fr mercredi. La raison ? Une expertise informatique a révélé que cette collaboratrice avait espionné, depuis son domicile, les ordinateurs des principaux dirigeants de l'AEF.

2,5 millions de fichiers volés

Pendant plusieurs mois, et depuis peut-être même plusieurs années, Candice Marchal aurait ainsi accumulé de nombreuses informations confidentielles. Selon Lepoint.fr, ce sont plus de 2,5 millions de fichiers qui ont été copiés. Et certains remonteraient au 19 novembre 2008.

Le disque dur de celle qui était "responsable des coordinations" contenait à la fois les détails de la masse salariale de l'AEF, la copie scannée du passeport d'Alain de Pouzilhac (PDG du groupe, ndlr), des notes classées "confidentiel" de Frank Melloul - le directeur de la stratégie - et adressées à Alain de Pouzilhac, le contrat de travail de Bruno Tézenas - le directeur des technologies de France 24 -, répertorie Lepoint.fr.

Un espionnage bien organisé

Selon les informations recueillies par Lepoint.fr, Candice Marchal possédait les codes d’accès des serveurs informatiques de l’AEF. Et ce, grâce un complice : un prestataire informatique, chargé de la sécurité des réseaux. Il aurait été recruté sur recommandation de Christine Ockrent, pour avoir travaillé longtemps pour le compte de BK Conseil, la société de conseil de Bernard Kouchner.

Une première plainte contre X a été déposée le 7 octobre dernier. Plusieurs autres plaintes, cette fois nominales, doivent être déposées d’ici la fin de semaine. L'enquête a été confiée à la brigade d'enquête sur les fraudes aux technologies de l'information.

Des "insinuations intolérables"

Christine Ockrent est-elle liée à ces manoeuvres d'espionnage présumées ? Ce sont des "insinuations intolérables", a répondu la journaliste. Reste que cette affaire survient alors que la gestion de l'ancienne présentatrice du journal de 20 heures à France 24 est "très contestée" et a "conduit à un déficit de 1,1 million d'euros cette année", rappelle Le Point. L'Intersyndicale de France 24 a démandé jeudi à être reçue par Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent "afin qu'ils présentent leur version des faits".