Enfants handicapés privés de rentrée : le Défenseur des droits s'inquiète

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Enfants handicapés privés de rentrée : le Défenseur des droits s'inquiète
(photo d'illustration)@ MAXPPP
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INFO E1 - Dominique Baudis pointe le manque de place pour enfants handicapés dans les institutions spécialisées.

L'INFO. En cette rentrée 2013, douze millions d'enfants ont repris le chemin de l'école mardi. Malheureusement, d'autres ont dû rester chez eux : des enfants handicapés qui n'ont pas trouvé de place dans des institutions spécialisées. Selon les informations d'Europe 1, Le Défenseur des droits, Dominique Baudis, alerte dans une lettre trois ministres sur le sort de ces enfants : Vincent Peillon à l'Education,  Marisol Touraine aux Affaires sociales et à la Santé et Marie-Arlette Carlotti pour les Personnes handicapées.  ce message d'alerte, Dominique Baudis l'envoie après avoir recueilli des témoignages, comme celui de la mère d'Alexandre.  Âgé de 6 ans, il est épileptique à un stade très grave. Faute de place, il n'a pas pu faire sa rentrée en centre médio-associatif.

>> Anaïs Péan, sa mère, a du arrêter de travailler pour s'occuper de lui. Elle témoigne de sa colère au micro d'Europe 1.

 "Je ne vais pas tenir le coup". Ça fait un pincement au cœur quand on voit tous nos amis qui disent que leurs enfants ont fait leur première rentrée, nous ce n'est pas le cas !", raconte Anaïs Péan qui confie son "ras-le-bol".  "J'ai le moral dans les chaussettes. Tous ces professionnels me disent : 'madame Péan, maintenant il faut passer le relais, pour le faire progresser, il faut qu'il ait une bonne prise en charge !' Je veux bien, mais il n'y a pas de place", assure cette maman.

>> Anaïs Péan : "mon fils a besoin d'une aide"



Enfants handicapés : "je ne vais pas tenir le...par Europe1fr

 "Je ne vais pas tenir le coup, je n'en peux plus, mon fils a besoin d'une aide, d'être reconnu, comme les autres enfants", poursuit-elle.  "J'ai peur de l'avenir, je veux que mon fils ait un minimum d'indépendance. J'essaie de lui apprendre la propreté, de lui apprendre à jouer, parce qu'il ne joue pas", raconte-t-elle. "Mon fils a besoin de stimulation s'il veut progresser, sinon je vais le laisser dans un coin et il restera toujours comme il est. Je ne suis pas infirmière, pas éducatrice : il y a des gens dont c'est le métier, mais ils ne sont pas disponibles", déplore Anaïs Péan.