En grève, les taxis maintiennent la pression

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En grève, les taxis maintiennent la pression
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GROGNE - Les chauffeurs poursuivent leurs blocages et exigent du gouvernement l'arrêt de l'immatriculation des VTC.

L'info. Pour les chauffeurs de taxis, le combat continue. Dénonçant la concurrence des véhicules avec chauffeur (VTC), qu'ils jugent déloyale, les conducteurs de taxis bloquaient à nouveau plusieurs carrefours de Paris et l'accès aux aéroports jeudi matin. Une manière de maintenir la pression sur Matignon, à qui ils ont adressé leur revendication mercredi soir : le gel des immatriculations des VTC.
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© REUTERS

Une réunion de conciliation mercredi soir. Le gouvernement a pourtant multiplié les signes de bonne volonté : après avoir annoncé la création d'une mission de conciliation, il a chargé le député Thomas Thévenoud de trouver d'ici à deux mois une issue au conflit. Ce dernier a donc reçu mercredi soir à l'Assemblée nationale l'intersyndicale des taxis (CFDT, CGT, FO, CST, FTI et SDCTP).

"Ca s'est très bien passé. On n'est pas déçu", a précisé Nordine Dahmane, représentant Force Ouvrière. "Ils nous a promis qu'il y aurait des règles (...) Il va prendre contact dans les heures qui viennent avec le Premier ministre", a-t-il ajouté. Avant de préciser : "pour l'instant le mouvement reste en place jusqu'à ce qu'on ait la réponse. On reste mobilisé, on ne lâchera pas".

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En attendant, une grève illimitée. Pour maintenir la pression, les chauffeurs de taxis ont en effet annoncé mardi soir qu'ils resteraient mobilisés jusqu'à obtenir satisfaction, promettant des actions spontanées "de manière déterminée mais dans le calme et la dignité", selon les termes de l'intersyndicale. En clair, une grève reconductible qui se poursuivait jeudi matin.

Ce que demandent les taxis. Longtemps protégés, les taxis dénoncent la "concurrence déloyale" des sociétés de VTC, qui se sont multipliées depuis un assouplissement de la législation en 2009. Les VTC ne peuvent travailler que sur réservation, mais les taxis les accusent de prendre des clients à la volée. Ils exigent donc du gouvernement qu'il n'immatricule plus de voitures de tourisme avec chauffeur tant qu'une solution n'est pas trouvée sur le conflit qui les oppose. Mais pas seulement : ils réclament aussi l'interdiction des applications de réservation de VTC sur smartphone, un délai de réservation minimum de 30 minutes et des courses d'un montant de 60 euros a minima.

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