Emplois fictifs : Jacques Chirac et 9 prévenus

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Emplois fictifs : Jacques Chirac et 9 prévenus
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Un fils de Michel Debré, un petit-fils de De Gaulle ou encore Marc Blondel sont également jugés à Paris dès lundi.

Ils seront dix sur les bancs des prévenus du tribunal correctionnel de Paris à partir du 5 septembre, neuf hommes et une femme poursuivis dans le dossier des emplois fictifs de la ville de Paris, qui regroupe le volet instruit à Paris et celui traité par le parquet de Nanterre. Aux côtés de Jacques Chirac, l'ancien maire de Paris, figurent deux anciens directeurs de cabinet et des personnes soupçonnées d'avoir occupé des emplois fictifs ou bénéficié de leurs services. Europe1.fr dresse leurs portraits.

jacques chirac portrait MAXPPP (ATTENTION FORMAT 620620)

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Jacques Chirac. L'ancien maire de Paris et ex-président du RPR est poursuivi dans les deux volets de l'affaire. Il est accusé, dans le dossier parisien, d'avoir "fait engager et rémunérer par la ville de Paris" 21 chargés de mission, alors qu'ils ne travaillaient pas pour la mairie, entre 1992 et 1995. L'ordonnance de renvoi retient les qualifications de "détournement de fonds public" et "abus de confiance". Du côté du volet instruit par le parquet de Nanterre, Jacques Chirac est poursuivi pour "prise illégale d'intérêt". Il est soupçonné d'avoir fait rémunérer des employés du RPR par la Mairie de Paris.

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Michel Roussin. Cet ancien gendarme a été chef puis directeur de cabinet de Jacques Chirac, à la mairie de Paris de 1989 à 1993. Il est soupçonné d'avoir signé les contrats de onze chargés de mission entre octobre 1992 et mars 1993. Il est renvoyé pour "complicité d'abus de confiance".                                                                                                                                                                                                                  

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Rémy Chardon. Directeur de cabinet de Jacques Chirac entre 1993 et 1995, il est soupçonné d'avoir signé sept contrats de chargés de mission. Il est renvoyé pour "complicité d'abus de confiance" et complicité de détournement de fonds publics".

Jean De Gaulle. Le petit-fils du général De Gaulle est soupçonné d'avoir bénéficié du travail de plusieurs collaborateurs, payés par la mairie de Paris, entre 1990 et 1996. La justice a retenu trois contrats pour le renvoyer, pour des faits de "recel d'abus de confiance" et "recel de détournement de fonds publics". La mairie de Paris aurait payé plus de 69.000 euros de salaires.

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François Musso. Ce proche de Jacques Chirac est poursuivi pour avoir bénéficié d'une collaboratrice rémunérée par la Ville de Paris, au moment où il était député européen. La mairie aurait payé plus de 33.000 euros. François Musso est renvoyé pour "recel de détournement de fonds publics".                                                                                                                                   

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Marc Blondel. L'ancien leader du syndicat Force Ouvrière est accusé d'avoir bénéficié des services d'un garde du corps, entre octobre 1992 et décembre 1998, payé par la mairie de Paris plus de 75.000 euros. Il est renvoyé pour "recel d'abus de confiance" et "recel de détournement de fonds publics".

Pierre Boué. Cet ami de la cycliste Jeannie Longo, qui avait adopté le pseudo de Pierre Boué-Merrac - résultat de la contraction en les noms d'Eddy Merckx et Jacques Chirac, qu'il admirait - est soupçonné d'avoir été rémunéré par la Ville de Paris entre 1992 et 1996 alors qu'il ne travaillait pas pour le compte de la municipalité. Il aurait perçu plus de 96.000 euros sur cette période.

Jean-Claude Mestre. Inspecteur des impôts et élu RPR au moment des faits, la justice lui reproche d'avoir bénéficié d'un emploi fictif : il assure avoir "réalisé une sorte d'audit afin de déterminer si le budget global était conforme aux orientations politiques", mais selon l'ordonnance de renvoi "aucun élément de l'enquête ne permet de vérifier ses dires". Il aurait perçu près de 132.000 euros entre 1992 et 1996.

Marie-Thérèse Poujade. L'épouse de l'ancien maire RPR de Dijon, Robert Poujade, aurait bénéficié pendant de nombreuses années d'un "emploi de complaisance", selon l'ordonnance de renvoi. Elle aurait touché près de 34.000 euros entre octobre 1992 et octobre 1993.

François Debré. Fils de Michel Debré, et frère de Jean-Louis, cet écrivain et journaliste est accusé d'avoir été rémunéré, sans contrepartie, par la Ville de Paris entre décembre 1993 et décembre 1998, pour un montant de plus de 107.000 euros.