Elle bénéficiera du rein de son demi-frère

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Elle bénéficiera du rein de son demi-frère
@ MAXPPP
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INFO E1 - La greffe de Martine Courrier a été acceptée. La transplantation aura lieu mardi.

C’est la fin d’une longue bataille. Martine Courrier, en attente d’une greffe de rein depuis deux ans, va enfin être opérée mardi prochain, selon les informations obtenues par Europe 1. Cette femme, âgée de 59 ans, a reçu l’autorisation d’une commission d’experts à Dijon, la semaine dernière, pour obtenir le rein de son demi-frère.

Martine Courrier s’est dit plus qu'"heureuse" au micro d’Europe 1. "Il n’y a même pas de mot pour expliquer ce que je ressens. (…) Tout le monde était au bout du rouleau", se réjouit-elle.

"Ca fait partie d’un des plus beaux moments de ma vie" :

Le demi-frère de Martine Courrier, Jean-Pierre, a été considéré comme génétiquement "compatible à 99%" avec sa demi-sœur. Et pourtant, l’an dernier, le comité de "donneurs vivants" de Nancy avait décidé de refuser la transfusion entre les deux frères et sœurs. Malgré leur compatibilité.

La raison ? Le demi-frère biologique de cette habitante de Lérouville, dans la Meuse, de sept ans son cadet, n’a aucun lien filial, selon l’état civil. Né d’une liaison extraconjugale, Jean-Pierre n’a jamais été reconnu par son père.

Deux ans de galère

A la suite de cette décision négative prise par une équipe médicale - composée de cinq personnes, dont un psychologue, un chirurgien et un membre de la société civile -, Martine et Jean-Pierre avaient contacté le ministère de la Santé. Pour trancher le conflit, Xavier Bertrand avait demandé un "réexamen approfondi du dossier". Ce qui a été fait, il y a une semaine.

Cela faisait deux ans que la femme de 59 ans subissait trois dialyses par semaine, destinées à débarrasser son organisme des toxines qu’elle ne peut plus évacuer du fait de son insuffisance rénale. Lundi, elle sera hospitalisée avec son demi-frère, avant d’être opérés ensemble le lendemain. L’opération délicate devrait permettre à Martine Courrier de retrouver "une vie normale".

"C’est ma sœur qui retrouve une vie", se réjouit Jean-Pierre :