Ecole : l'opération séduction de Peillon

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Ecole : l'opération séduction de Peillon
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Le ministre a dévoilé son plan de recrutement et veut améliorer le sort des enseignants.

L’info. "Nous avons besoin de bons professeurs. Professeur est un métier de talent, d’excellence." Le message est signé du ministre de l’Education nationale Vincent Peillon, avec un objectif clair : redorer l’image du métier pour stopper la crise des vocations dans l’enseignement.

Le ministre a donc dévoilé lundi sa campagne nationale de recrutement avec plusieurs arguments : 43.000 places à pourvoir, une formation améliorée et une futur débat sur les rémunérations.
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• Un recrutement massif. L'Education nationale va recruter plus de 43.000 enseignants en deux ans. Dans le détail, 22.000 postes seront alloués au primaire, 11.000 seront destinés au secondaire. Outre des recrutements en interne, 22.100 postes seront ouverts aux concours externes pour la seule année 2013.

Le cycle secondaire fait néanmoins face à un défi d’ampleur : il y a eu moins d’admis que de postes proposés dans plusieurs matières (mathématiques, lettres classiques et anglais). Augmenter le nombre de recrutements ne résoudra donc pas le problème, c’est pourquoi Vincent Peillon a présenté d’autres axes de réforme.
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Redonner aux profs une vraie formation. En supprimant les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), le précédent gouvernement a sérieusement raboté la formation des jeunes professeurs, qui sont de plus en plus nombreux à quitter le métier après quelques mois sur le terrain.
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Pour rééquilibrer cette "politique qui a sapé l'image du métier", dixit Vincent Peillon, des "Ecoles supérieures de professorat et de l'éducation" vont être créées pour préparer les futurs professeurs et 27.000 formateur vont être recrutés sur cinq ans.

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Ouvrir le débat sur les rémunérations. Vincent Peillon est prêt à ouvrir en janvier "une grande négociation" sur le métier des enseignants, incluant leur évolution de carrière, leur temps de travail et leur revalorisation salariale.

Et les trois sujets sont liés aux yeux de Vincent Peillon : "je suis prêt à ouvrir en 2013 une discussion sur ce sujet. Vous prenez le modèle allemand: les professeurs (allemands) travaillent en moyenne 25 heures par semaine, 50% de plus que notre temps de travail dans le secondaire, ils enseignent souvent deux disciplines, les chefs d'établissement eux-mêmes enseignent, alors pourquoi regarde-t-on uniquement le salaire et pas tout ce qui justifie le salaire?", a-t-il annoncé sur BFM-TV.

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