Du rififi chez les Uderzo

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Du rififi chez les Uderzo
Albert Uderzo accuse sa fille de harcèlement judiciaire après l'annonce par celle-ci d'une plainte pour abus de faiblesse.@ MaxPPP
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Le co-créateur d’Asterix accuse sa fille de harcèlement judiciaire après une plainte de celle-ci.

Rien ne va plus entre le dessinateur Albert Uderzo et sa fille Sylvie. Le co-créateur d'Astérix a accusé mardi sa fille de harcèlement judiciaire après l'annonce par celle-ci dans Le Parisien d'une plainte pour abus de faiblesse. Ceci marque le nouvel épisode d'un long affrontement judiciaire familial.

"Une décision douloureuse"

L’origine de ce conflit remonte à 2007. A cette époque, Sylvie Uderzo est brutalement licenciée pour faute lourde après avoir travaillé pendant 20 ans aux éditions Albert-René, qui éditent les neuf derniers albums d’Astérix. Sylvie Uderzo attribue cette "brutalité" procédurière au nouvel entourage de son père. "Il est évident que la fortune de mon père suscite des convoitises", explique Sylvie Uderzo. D’où la plainte qu’elle a déposée pour abus de faiblesse.

"C'est une décision douloureuse mais je veux que la justice établisse que mes parents ont été victimes d'aigrefins qui ont pillé et brisé une famille", explique Sylvie Uderzo au Parisien. "Quand cette preuve sera faite, j'espère que mon père posera à nouveau ses yeux sur moi", ajoute-t-elle. Aujourd’hui âgée de 54 ans, Sylvie a été entendue mardi et vendredi derniers par la Brigade de la répression de la délinquance économique dans le cadre de sa plainte.

Albert Uderzo refuse "une polémique par médias interposés"

Albert Uderzo, de son côté, conteste la version des faits présentée par sa fille. "La vérité est que ma fille et son mari n'ont pas accepté que je les écarte, en 2007, de la direction des éditions Albert-René. Depuis lors, ils me harcèlent judiciairement en multipliant de vaines procédures à l'encontre de ma femme et de moi-même", explique Albert Uderzo, qui aura 84 ans en avril.

L'auteur de bande dessinée "refuse d'entretenir" avec sa fille unique Sylvie "une polémique par médias interposés" et exprime son "infinie tristesse", dans un communiqué. "Nous vivons très douloureusement que notre fille unique manifeste publiquement son ingratitude à notre égard", écrit encore Uderzo. Désormais, c'est à la justice d'arbitrer ce différend familial.