Du papier-peint anti wifi

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Du papier-peint anti wifi
@ REUTERS
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Ce sont des chercheurs grenoblois qui ont mis au point cette étonnante invention. 

Vous avez peur des ondes ? Des chercheurs de l'institut polytechnique Grenoble INP et du Centre technique du papier (CTP), viennent en effet de concevoir un papier peint décrit comme "révolutionnaire". Et pour cause, il permet de filtrer les ondes électromagnétiques d'un réseau local sans fil (wifi) ou d'un téléphone portable, sans perturber les ondes de la radio ou des fréquences de secours.

D'apparence banale, le papier peint est en fait recouvert de motifs tracés à l'encre conductrice, contenant des particules d'argent, qui permettent de "filtrer jusqu'à trois fréquences à la fois", a expliqué Pierre Lemaitre-Auger, enseignant-chercheur à Grenoble INP. Cette technologie pourrait ensuite être utilisée sur des revêtements de sol, des plafonds ou des fenêtres, selon Guy Eymin Petot Tourtollet, du CTP.

D'une pierre deux coups

A la base, l'objectif était de permettre une meilleure protection des données d'un réseau informatique connecté en wifi. Et pour cause, "un réseau wifi est muni de protections qui peuvent être craquées par des petits malins. Si vous mettez du papier peint sur les murs entourant un bureau ou un appartement, votre wifi marche bien mais il ne peut plus être piraté", a souligné Pierre Lemaitre-Auger.

Mais ce papier peint peut également être utilisé par des personnes souhaitant se protéger des ondes électromagnétiques. "Beaucoup de gens sont intéressés par les problèmes d'électrosensibilité, par le fait que les ondes seraient dangereuses pour la santé", a noté le scientifique. Garantissant un faible niveau d'ondes, ce papier peint pourrait ainsi être utilisé dans des hôpitaux, des salles de spectacles ou pour protéger des chambres à coucher.

Ce nouveau produit devrait être commercialisé début 2013 par le groupe finlandais Ahlstrom, qui en a acheté la licence exclusive. Quant au prix de ce papier peint, il devrait être "raisonnable", c'est-à-dire "équivalent à celui d'un papier peint classique de moyenne gamme", selon Pierre Lemaître-Auger.