Dirk : Manuel Valls se rend en Bretagne

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Dirk : Manuel Valls se rend en Bretagne
Dans la nuit de mardi à mercredi, le pan d'une maison s'est effondré dans l'Isole à Quimperlé, dans le Finistère.@ MAXPPP
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ESSENTIEL - Quatre départements restent sous vigilance orange aux crues. En montagne, le risque d'avalanche est élevé.

L'INFO. La tempête "Dirk", qui a provoqué la mort d'au moins six personnes et de nombreux dégâts dans l'ouest de l'Europe, s'est peu à peu retirée mercredi. Après un réveillon de Noël à la bougie pour des milliers de personnes, environ 20.000 foyers devaient encore passer une nuit sans électricité, principalement en Bretagne où la décrue s'est amorcée et le nettoyage a commencé mercredi. Des techniciens étaient à pied d’œuvre tout au long de la journée pour raccorder 90% des 300.000 foyers touchés par la tempête "Dirk", selon le gestionnaire du réseau ERDF qui promet un retour à la normale dès jeudi. Un seul département, les Alpes-Maritimes, est resté en vigilance orange, jusqu'à 23H, en raison des fortes pluies et vents violents, qui ont fortement perturbé le trafic à l'aéroport de Nice avant une reprise dans la soirée.

#INTEMPERIES

• Quatre départements sous vigilance. La tempête "Dirk", qui a frappé les côtes de l'ouest de l'Europe dans la nuit de lundi à mardi, faisant cinq morts en Grande-Bretagne, s'est ensuite déplacée vers l'est sans faire ni victime ni gros dégâts. Face à des pluies "moins fortes que prévu", Météo-France a mis fin dès mercredi après-midi à l'alerte en vigueur dans les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes et le Var. Sur les Alpes-Maritimes, cette mesure a été levée à 23 heures .

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© Météo France

La vigilance orange aux crues a également été levée dans le Var, mais maintenue sur trois départements bretons, le Finistère, le Morbihan et l'Ille-et-Vilaine, ainsi que sur des cours d'eau de l'Aisne, dans le nord-est de la France. Enfin, les risques de submersion sont écartés sur le littoral de la Provence et de la Côte d'Azur, placé en vigilance jaune. Mercredi, des vagues de trois mètres ont été observées, notamment au large de Marseille ou à Porquerolles, alors que des images montraient des voiliers échoués à Bandol dans le Var.

• Fort risque d'avalanches dans les Alpes et les Pyrénées. Dans les massifs, Météo-France a prévenu d'un fort risque d'avalanche "sur la totalité des massifs des Alpes du Sud" ainsi que "dans les Alpes du Nord et dans les Pyrénées, aux altitudes supérieures à 2.000 m et sur les pentes exposées au nord".  La préfecture de Haute-Savoie a appellé, dans un communiqué, les skieurs et les randonneurs à la plus grande prudence "compte tenu des importantes chutes de neige attendues jusqu'à jeudi matin". La plupart des stations de ski pyrénéennes avaient fermé leur domaine en raison des rafales de vent. Dans les Alpes en revanche, les stations de ski sont restées ouvertes, à l'exception de la station du Col du Rousset, dans la Drôme.

#CONSÉQUENCES

• Un seul mort en France. Le bilan de deux jours d'intempéries s'établissait mardi soir à au moins six morts sur la façade Atlantique, dont cinq en Grande-Bretagne et un en France. Plusieurs villes bretonnes, dont Morlaix, ont demandé à ce que l'état de catastrophe naturelle soit déclaré en raison de fortes inondations.

• Le jour d'après en Bretagne. En Bretagne, l'heure était au grand nettoyage au lendemain des inondations. A Quimperlé, dans le Finistère, où une partie des quais avait été submergée mardi, l'eau avait disparu des rues de la basse ville, où des commerçants, balai en mains, s'affairaient.

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Image spectaculaire, une maison en bordure de l'Isole s'est en partie effondrée dans la rivière, sans faire de victime. Littéralement éventrée, elle dévoilait mercredi son intérieur, lavabo, lit et chaises, sous les yeux de badauds impressionnés.

A Châteaulin, autre "point chaud" du département, la décrue de l'Aulne était également bien engagée, selon Alain Parc, adjoint au maire, évoquant une trentaine d'habitations touchées par les inondations. A Morlaix, surprise par une crue subite mardi, la rivière était passée en vigilance vert, niveau le plus bas. Le ministère de l'Intérieur a assuré que "les procédures de classement en catastrophe naturelle, partout où les conditions sont réunies, (seraient) validées dans les plus brefs délais".

• Manuel Valls sur place. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls va se rendre jeudi après-midi en Bretagne, dans les villes de Morlaix, Quimperlé et Châteaulin, a annoncé le ministère de l'Intérieur. "A la demande du président de la République, Manuel Valls se rend en Bretagne à la mi-journée où il rencontrera des habitants victimes de la tempête Dirk", a précisé le ministère. Il doit se rendre à Quimperlé, Morlaix et Châteaulin, trois villes particulièrement touchées par les inondations. "Le ministre fera un point sur la situation et la mise en oeuvre des dispositifs d'aides de l'Etat, notamment sur les déclarations de catastrophe naturelle", a-t-on ajouté.

• Autoroute coupée et aéroport paralysé à Nice. En raison d'une coulée de boue sur l'A8 en direction de l'Italie entre la sortie Nice Saint-Isidore (N°52) et la sortie Nice-Nord (N°54) la circulation a été interdite à tous les véhicules, selon un communiqué de Bison Futé diffusé peu avant 23 heures. La durée prévisible de cette coupure n'a pas été précisée.

>> Dirk et sa houle ont fait le bonheur d'un surfeur d'Antibes :

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Autre fait notable, 97 vols ont dû être annulés au départ et à l'arrivée de l'aéroport de Nice du fait des intempéries, tandis que les vols restants accusaient tous d'importants retards. Jeudi matin, le trafic avait repris. La ville avait par ailleurs annoncé la fermeture du sentier du littoral et annoncé l'interdiction d'accès aux plages.

• 550 interventions sur l'Ain et la Saône-et-Loire.  Dans les régions Rhône-Alpes et Bourgogne, les vents ont laissé la place à la pluie, comme en France-Comté et en Alsace, avec des dégâts généralement peu importants, se limitant à des chutes d'arbres ou des toitures endommagées.  En Saône-et-Loire, un des départements les plus touchés avec l'Ain, les pompiers ont dû intervenir près de 550 fois dans la journée de mardi et la nuit de Noël. A Cluny, leur propre caserne a été victime des vents qui ont arraché une partie du toit du centre de secours.