Didier François et Edouard Elias otages en Syrie 
© Europe1

Les journalistes d'Europe 1 ont été enlevés dans le nord du pays le 6 juin 2013.

Didier François et Edouard Elias, journalistes à Europe 1, sont otages en Syrie depuis plus de quatre mois. Ils ont été enlevés dans le nord du pays le 6 juin 2013 alors qu'ils effectuaient un reportage.

>>> Une pétition en ligne a été lancée depuis le  9 juillet. Vous pouvez accéder au site internet du comité de soutien, en cliquant ici, et suivre le compte Twitter en cliquant ici.

>>> Un concert de soutien va avoir lieu le 6 novembre prochain aux Folies Bergère. La Grande Sophie, Louis Chedid, Raphaël, Vincent Delerm, Véronique Sanson, Michel Fugain, Kid Parade, Yucca Velux, Jenifer et Patrick Bruel se produiront tour à tour sur scène.

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• LES FAITS

Le 6 juin 2013, Didier François et Édouard Elias sont enlevés dans le nord de la Syrie alors qu'ils effectuent un reportage pour Europe 1.

Un mois plus tard, un comité de soutien se forme autour des journalistes Florence Aubenas, Serge July et Karen Lajon. "Le rôle de ce comité sera aussi d'agir comme une vigie, pour veiller à ce que tout soit fait pour que Didier et Edouard soient libérés", explique alors Florence Aubenas, présidente du comité de soutien, sur Europe 1.

Le 9 juillet, les portraits de Didier François et Edouard Elias sont  affichés sur la façade d'Europe 1 lors d'une manifestation. Le même jour est lancée la pétition en ligne pour demander leur libération.

Le 14 juillet, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, annonce sur Europe 1 que la France avait reçu une preuve de vie des deux journalistes. "On a tous les éléments qui nous permettent de penser [qu'ils sont vivants", assure le ministre avant de conclure : "On fait tout ce qu'il faut pour qu'ils puissent être libérés vite".

Le 6 septembre. Des manifestations ont lieu dans toute la France à l'initiative du comité de soutien et Reporters sans Frontières.

Le 6 novembre.  Un concert de soutien aux Folies Bergère à Paris

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• LES SOUTIENS

Le 6 septembre, pour marquer les trois mois de captivité en Syrie de Didier François et Edouard Elias le comité de soutien et Reporters sans Frontières avaient organisé des manifestations dans toute la France. Des portraits ont été affichés dans de nombreuses communes, notamment à l'initiative des conseils généraux de l’Essonne et du Bas-Rhin, des mairies de Lille, Paris, Bordeaux, Saint-Quentin-la-poterie, Chamonix, et des régions Aquitaine et Alsace. Des élus de droite et de gauche ont ainsi appelé à un rassemblement, comme Alain Juppé (UMP) à Bordeaux et Bertand Delanoë (PS) à Paris.

• A Paris, un rassemblement a lieu sur le parvis de l'Hôtel de Ville en présence de Bertrand Delanoë, d’Anne Hidalgo, première adjointe, de Pierre Schapira, adjoint chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie, du comité de soutien à Didier et Édouard, de Valérie Trierweiler et de Denis Olivennes, président de Lagardère Active. "Comme journaliste, je pense à mes confrères, et comme Première dame je pense à nos concitoyens. Et puis comme mère, je pense plus à Edouard Elias, qui a l'âge de mes fils. Je voulais juste marquer ma solidarité", a déclaré la compagne de François Hollande.

"Nous ne lâcherons pas, nous serons mobilisés, nous continuerons à parler haut et fort pour qu'ils nous entendent, qu'ils résistent et qu'ils nous reviennent", a lancé à la tribune Anne Hidalgo, première adjointe du maire de Paris. "Ce n'est évidemment pas le combat d'Europe 1, ce n'est pas le combat corporatiste de la profession des journalistes, c'est un combat universel pour la liberté en général", a souligné le patron d'Europe 1 Denis Olivennes sur le parvis de l'Hôtel de ville où avait été déployée une affiche clamant "Libérez les otages".



• À Lille, un rassemblement s'est tenu vendredi 6 septembre à l’hôtel de ville en présence de Martine Aubry, l'ancien otage en Afghanistan, Hervé Ghesquière, de Serge July, ex-patron du quotidien Libération et de Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières. Cette journée de mobilisation doit "faire en sorte" que la libération des deux otages soit "sur le dessus de la pile" des priorités des autorités françaises, a expliqué Serge July. 

La mobilisation ne nuit pas aux négociations", mais permet de "tenir (...) quand on est au fond du trou", a également témoigné le journaliste Hervé Ghesquière, otage pendant 18 mois en Afghanistan, lançant à ses deux confrères "Tenez bon les gars, on est là".



• A Bordeaux, une bâche avec leurs portraits a été installée jeudi 5 septembre sur la façade de l'Hôtel de Région. Un rassemblement a lieu depuis 18h.


• A Strasbourg, une affiche a été dévoilée, vendredi 6 septembre, devant le Conseil régional d'Alsace. Une seconde a été affichée au siège du Club de la presse de Strasbourg, place Kléber.

• A Bayeux, où est décerné chaque année le Prix Bayeux - Calvados des correspondants de guerre, une banderole de soutien a été déployée sur la façade de l’hôtel de ville de Bayeux avec les photos de Didier François et Édouard Elias.

A Perpignan, des centaines de spectateurs des projections photographiques nocturnes du festival Visa pour l'image, le rendez-vous mondial du photojournalisme, ont observé jeudi soir une minute de silence pour la libération des deux journalistes.


A Solférino, Harlem Désir, qui connaît personnellement Didier François, a dévoilé vendredi 6 septembre les portraits de soutien aux deux journalistes affichés sur le siège du PS.